Il roule Parker. Dans les steppes désertes et du Chili, Patagonie, terre de feu, le bout du bout du monde quoi, avec ses plateaux qui regardent la mer, ses villages éloignés les uns des autres par des kilomètres de pas grand-chose. Un bout du monde fait de rencontres inattendues, de hasards pas si hasardeux que ça dans cet espace paradoxal où l'infini semble créer les conditions du contact.
Il roule Parker, au volant de son camion plein de marchandises de contrebande, il roule seul, jusqu'à sa rencontre avec Maytén, qui tient un stand dans une fête foraine nomade, Maytén c'est un ange qui vient se graver sur la rétine de Parker.
Il ne veut plus rouler seul Parker, il veut rouler avec Maytén.
Les itinéraires c'est des semaines de route qui relient des villages aux noms plus cocasses les uns que les autres, c'est drôle la géographie dans ce bouquin, on a comme l'impression de découvrir un pays imaginaire dans un illustré pour les gosses.
Et puis, il y a toutes les personnes qu'il rencontre Parker, des patibulaires, des étranges, des infréquentables, des dingos qui s'ignorent, avec lesquels le dialogue se fait souvent par l'absurde. Moi, ce que je veux dire par là c'est que ces dialogues sont sans doute les plus marrants et bien foutus que j'aie pu lire depuis longtemps, c'est la rencontre d'Alice au pays de Beckett.
Bon, revenir à nos moutons. Maytén. Parker. Une très très belle romance, une histoire d'amour improbable, le génie Cupidon qui fiche sur la route deux êtres qui n'ont besoin que de ça : se trouver.
Alors.
Il roule Parker. Avec Maytén à son bras, vissés l'un à l'autre comme des magnets sur la porte du camion.
Attachant, merveilleux et drôle, Patagonie route 203, est un livre sapé comme un cocktail tropical, feuilletonné en tranche, sucré, haut en couleur, avec la rondelle de citron qui fait que ça pique un peu aussi. Et qu'une fois terminé on en reprendrait bien une louche.
Bang bang !
Patagonie route 203, de Eduardo Fernando Varela
Traduit de l'espagnol (Argentine) par François Gaudry
Publié aux éditions Métailié
Il roule Parker. Dans les steppes désertes et du Chili, Patagonie, terre de feu, le bout du bout du monde quoi, avec ses plateaux qui regardent la mer, ses villages éloignés les uns des autres par des kilomètres de pas grand-chose. Un bout du monde fait de rencontres inattendues, de hasards pas si hasardeux que ça dans cet espace paradoxal où l'infini semble créer les conditions du contact.
Il roule Parker, au volant de son camion plein de marchandises de contrebande, il roule seul, jusqu'à sa rencontre avec Maytén, qui tient un stand dans une fête foraine nomade, Maytén c'est un ange qui vient se graver sur la rétine de Parker.
Il ne veut plus rouler seul Parker, il veut rouler avec Maytén.
Les itinéraires c'est des semaines de route qui relient des villages aux noms plus cocasses les uns que les autres, c'est drôle la géographie dans ce bouquin, on a comme l'impression de découvrir un pays imaginaire dans un illustré pour les gosses.
Et puis, il y a toutes les personnes qu'il rencontre Parker, des patibulaires, des étranges, des infréquentables, des dingos qui s'ignorent, avec lesquels le dialogue se fait souvent par l'absurde. Moi, ce que je veux dire par là c'est que ces dialogues sont sans doute les plus marrants et bien foutus que j'aie pu lire depuis longtemps, c'est la rencontre d'Alice au pays de Beckett.
Bon, revenir à nos moutons. Maytén. Parker. Une très très belle romance, une histoire d'amour improbable, le génie Cupidon qui fiche sur la route deux êtres qui n'ont besoin que de ça : se trouver.
Alors.
Il roule Parker. Avec Maytén à son bras, vissés l'un à l'autre comme des magnets sur la porte du camion.
Attachant, merveilleux et drôle, Patagonie route 203, est un livre sapé comme un cocktail tropical, feuilletonné en tranche, sucré, haut en couleur, avec la rondelle de citron qui fait que ça pique un peu aussi. Et qu'une fois terminé on en reprendrait bien une louche.
Bang bang !
Patagonie route 203, de Eduardo Fernando Varela
Traduit de l'espagnol (Argentine) par François Gaudry
Publié aux éditions Métailié