"Neige" réunit deux parties, comme deux livres, "Neige" et "Vivante étoile" composé à la suite. Deux titres mais l'unité est parfaite : par le thème de la mort, central dans l'oeuvre de Gérard Bayo, par le style. Nous retrouvons les thèmes du poète, quête métaphysique, ombres et lumières du 20e siècle et du nôtre, description de moments uniques en des lieux qu'on ne situe que lorsque le poète nous les indique : Sur la Neva il y a// une fenêtre constamment noire, constamment/ ouverte// et vide.
Peu importe son nom." On y retrouve la part d'humanité que le poète ne manque jamais de donner aux invisibles, aux oubliés, aux inconnus. "La termitière domine/ la couronne des thuyas odorants.// Le chemin passait là.// à d'autres rues on a donné/ le nom des disparues. Le chemin/ passait là.// Seul l'invisible existe encore." Le poète part sur les traces de l'humain dans l'homme, il veut soustraire le lecteur, à cette infernale saison de l'oubli, dont l'histoire, la nôtre, n'est pas avare, et que le poète conduit vers une saison meilleure : l'évocation, si elle n'est pas une reconnaissance, éloigne un peu l'oubli et pose question.
L'homme Gérard Bayo sait que la mémoire des hommes, si elle n'était portée vers la lumière par les poètes, laisserait, dans son sillage, moins que "l'image de la part accomplie". "Neige" est un recueil sur la condition humaine.
"Neige" réunit deux parties, comme deux livres, "Neige" et "Vivante étoile" composé à la suite. Deux titres mais l'unité est parfaite : par le thème de la mort, central dans l'oeuvre de Gérard Bayo, par le style. Nous retrouvons les thèmes du poète, quête métaphysique, ombres et lumières du 20e siècle et du nôtre, description de moments uniques en des lieux qu'on ne situe que lorsque le poète nous les indique : Sur la Neva il y a// une fenêtre constamment noire, constamment/ ouverte// et vide.
Peu importe son nom." On y retrouve la part d'humanité que le poète ne manque jamais de donner aux invisibles, aux oubliés, aux inconnus. "La termitière domine/ la couronne des thuyas odorants.// Le chemin passait là.// à d'autres rues on a donné/ le nom des disparues. Le chemin/ passait là.// Seul l'invisible existe encore." Le poète part sur les traces de l'humain dans l'homme, il veut soustraire le lecteur, à cette infernale saison de l'oubli, dont l'histoire, la nôtre, n'est pas avare, et que le poète conduit vers une saison meilleure : l'évocation, si elle n'est pas une reconnaissance, éloigne un peu l'oubli et pose question.
L'homme Gérard Bayo sait que la mémoire des hommes, si elle n'était portée vers la lumière par les poètes, laisserait, dans son sillage, moins que "l'image de la part accomplie". "Neige" est un recueil sur la condition humaine.