Avec Vies, Gérard Bayo, prix Artaud 1976, nous donne son septième recueil de poèmes. Comment les mots qui sont ici faits d'attention et de douceur, peuvent-ils se révéler en même temps aussi décapants ? Il semble que la musique de la vie en nous, mystérieusement claire et grave, soit en certaines heures (en permanence peut-être, à notre insu) déchirée ou magnifiée par une sorte de « vraie vie » 1 - à la fois autre et vigilante présence en elle - vie plurielle, intimement nôtre et qui porte pourtant, parfois de façon très explicite, le destin de toute une génération.
Avec Vies, Gérard Bayo, prix Artaud 1976, nous donne son septième recueil de poèmes. Comment les mots qui sont ici faits d'attention et de douceur, peuvent-ils se révéler en même temps aussi décapants ? Il semble que la musique de la vie en nous, mystérieusement claire et grave, soit en certaines heures (en permanence peut-être, à notre insu) déchirée ou magnifiée par une sorte de « vraie vie » 1 - à la fois autre et vigilante présence en elle - vie plurielle, intimement nôtre et qui porte pourtant, parfois de façon très explicite, le destin de toute une génération.