Corinne Bayle est professeur de littérature française à lEcole normale supérieure de Lyon. Elle a publié des ouvrages consacrés à Reverdy (Une poétique de la marge, Champion, 1993), Nerval (La Marche à létoile, Champ Vallon, 2001 ; LInconsolé, Aden, 2008), Gautier (LArt moderne, Fage, 2011 ; Lettres des Dioscures, correspondance avec Nerval, CNRS, 2011) et récemment, Eluard (Paul Eluard. Le Coeur absolu. Etude de Capitale de la douleur (1926), Rouen, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2013).
Chemins de foudre. Septentrion et Faim rouge de René Char
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- Nombre de pages96
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Dimensions12,0 cm × 19,0 cm × 0,1 cm
- ISBN978-2-38519-227-3
- EAN9782385192273
- Date de parution06/03/2026
- CollectionEtudes de style
- ÉditeurLe Bord de l'eau
Résumé
Cette étude est consacrée à deux poèmes de Retour amont (1966), repris dans Le Nu perdu (1971). De manière rare, ils évoquent la mort de la sÅ"ur préférée, Julia dite "Lily" , en février 1965, après un internement. En un style épuré - l'un, fondé sur l'étonnante syllepse d'un nom propre, celui d'un ruisseau affluent de la Sorgue menant "sa double vie" , l'autre, inventant une élégie moderne qui "coupe court à l'effusion" - les deux textes en vers, travaillés de vides et de blancs, déjouent le narratif, cryptent les biographèmes, déplacent l'hommage personnel en résonance avec d'autres disparitions (suicide de Crevel, de Staël, réactivé par celui de Marylin à laquelle s'adressait initialement l'un des poèmes).
Par ces détours, que révèlent les premières versions, laissant à la jeunesse surréaliste la fascination des fantômes et "le leurre" de la révolution, ils ouvrent la méditation à la douleur de la folie, rejoignant l'énigme de l'Å"uvre, celle de Hölderlin, Nerval, Van Gogh, ou Artaud. Dans la sidération de l'absence, la poésie demeure la seule force de soulèvement pour affronter l'expérience la plus nue.
Par ces détours, que révèlent les premières versions, laissant à la jeunesse surréaliste la fascination des fantômes et "le leurre" de la révolution, ils ouvrent la méditation à la douleur de la folie, rejoignant l'énigme de l'Å"uvre, celle de Hölderlin, Nerval, Van Gogh, ou Artaud. Dans la sidération de l'absence, la poésie demeure la seule force de soulèvement pour affronter l'expérience la plus nue.













