"Je n'étais pas parti la fleur au fusil. Je ne connais d'ailleurs personne qui l'ai vécu ainsi."
Gilles marchand est de retour. Il ne prend pas le chemin le plus simple, Verdun, la Marne... On venait tout juste de digérer le dernier joyau du genre, gueules d'ombre, et voilà que lui aussi revient avec un roman de 14. Mais quelle souplesse, une belle pirouette à la Emile Bravo qui lui s'était retourné sur la der des der. Le décor était bien sur déjà planté, champs d'honneur et fleurs d'obus. Difficile de ne pas faire mouche dans ce théâtre d'horreur et sa traîne de gueules cassées et traumatisées. Son lot de nouveaux parias et presque disparus. On a déjà rencontré, lu et vu ce genre de détective, mort vivant et vétéran de la justice mais ça repart comme en 14. Y a plus de poilus mais des auteurs encore inspirés et à chaque fois que l'un d'eux écrit là dessus, on croit que c'est le dernier, le définitif mais ils ajoutent un livre aux monuments aux morts. Une pierre s'ajoute à l'édifice, exhume un truc, dingue, un truc énorme. Lui, en plus, d'une légende tirée d'un texte sacré, le premier à témoigner, il en fait un truc à sa manière, du beau dans tout ce merdier sans rien sacrifier à l'horreur du genre. On a pourtant bel et bien la guerre dans les yeux des poilus et on les fait parler, l'outre-tombe en donne encore pour son grade au début du XXIème siècle. On retourne dans la tranchée, on se rapproche du front, un vrai roman de 14 avec quelque chose d'autre, une sorte d'enchantement en plus, étrangement. Faites l'amour, pas la guerre.
"Je n'étais pas parti la fleur au fusil. Je ne connais d'ailleurs personne qui l'ai vécu ainsi."
Gilles marchand est de retour. Il ne prend pas le chemin le plus simple, Verdun, la Marne... On venait tout juste de digérer le dernier joyau du genre, gueules d'ombre, et voilà que lui aussi revient avec un roman de 14. Mais quelle souplesse, une belle pirouette à la Emile Bravo qui lui s'était retourné sur la der des der. Le décor était bien sur déjà planté, champs d'honneur et fleurs d'obus. Difficile de ne pas faire mouche dans ce théâtre d'horreur et sa traîne de gueules cassées et traumatisées. Son lot de nouveaux parias et presque disparus. On a déjà rencontré, lu et vu ce genre de détective, mort vivant et vétéran de la justice mais ça repart comme en 14. Y a plus de poilus mais des auteurs encore inspirés et à chaque fois que l'un d'eux écrit là dessus, on croit que c'est le dernier, le définitif mais ils ajoutent un livre aux monuments aux morts. Une pierre s'ajoute à l'édifice, exhume un truc, dingue, un truc énorme. Lui, en plus, d'une légende tirée d'un texte sacré, le premier à témoigner, il en fait un truc à sa manière, du beau dans tout ce merdier sans rien sacrifier à l'horreur du genre. On a pourtant bel et bien la guerre dans les yeux des poilus et on les fait parler, l'outre-tombe en donne encore pour son grade au début du XXIème siècle. On retourne dans la tranchée, on se rapproche du front, un vrai roman de 14 avec quelque chose d'autre, une sorte d'enchantement en plus, étrangement. Faites l'amour, pas la guerre.