Sensibilités N° 3
Corps au paroxysme
Par : , , , Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 19 marsCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 6 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 19 mars
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages168
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.424 kg
- Dimensions21,2 cm × 28,1 cm × 1,0 cm
- ISBN979-10-95772-35-4
- EAN9791095772354
- Date de parution23/11/2017
- ÉditeurAnamosa
Résumé
Corps au paroxysme : le numéro 3 de Sensibilités. Histoire, critique & sciences sociales , la revue de sciences humaines qui a pour coeur l'exploration des champs du sensible. Pour son troisième numéro, la revue Sensibilités explore la part obscure, souterraine, sinon maudite, de la vie sociale. Elle se met en quête des situations extrêmes et des expériences-limites qui dessinent les bords de l'humaine condition.
A travers les visages de l'ivresse, de l'extase, de l'obscène, de la fureur ou encore de l'effroi-panique, dans les douleurs de l'accouchement ou les spasmes de l'agonie, dans les cruautés du massacre, dans les vertiges de la transe ou de la liesse, dans les secrètes voluptés de la luxure comme dans les puissances transgressives du délire, Sensibilités s'en va traquer les corps au paroxysme... Rien de commun ici, voudrait-on croire.
Sinon peut-être ceci : désigner chaque fois la séquence la plus aiguë d'une affection. Et, par là, le comble du vivre. Soit ce point au-delà duquel quelque chose paraît s'arrêter. Soit ce qui dans l'expérience vécue peine toujours à se dire. C'est peut-être d'abord à cela que se reconnaît le paroxysme : sa sous-verbalisation. Car, d'emblée, celui-ci nous projette sur les cimes inquiétantes du langage, aux bornes mêmes de la représentation.
De là, pour le chercheur, les souveraines vertus d'une pareille enquête : celles d'ébranler jusqu'aux dernières certitudes, d'inquiéter tout le savoir.
A travers les visages de l'ivresse, de l'extase, de l'obscène, de la fureur ou encore de l'effroi-panique, dans les douleurs de l'accouchement ou les spasmes de l'agonie, dans les cruautés du massacre, dans les vertiges de la transe ou de la liesse, dans les secrètes voluptés de la luxure comme dans les puissances transgressives du délire, Sensibilités s'en va traquer les corps au paroxysme... Rien de commun ici, voudrait-on croire.
Sinon peut-être ceci : désigner chaque fois la séquence la plus aiguë d'une affection. Et, par là, le comble du vivre. Soit ce point au-delà duquel quelque chose paraît s'arrêter. Soit ce qui dans l'expérience vécue peine toujours à se dire. C'est peut-être d'abord à cela que se reconnaît le paroxysme : sa sous-verbalisation. Car, d'emblée, celui-ci nous projette sur les cimes inquiétantes du langage, aux bornes mêmes de la représentation.
De là, pour le chercheur, les souveraines vertus d'une pareille enquête : celles d'ébranler jusqu'aux dernières certitudes, d'inquiéter tout le savoir.














