Si nous sommes dans un monde de communication - des relations personnelles à Internet, de l'école à l'entreprise, de la politique à la télévision - de quels savoirs disposons-nous sur cette communication ? De quels types d'outils pour l'analyser ?
D'abord de concepts à tout faire, faciles à comprendre mais incapables de rendre compte de la complexité du réel. On croise ainsi, un peu partout, des discours regorgeant d'" émetteurs ", de " récepteurs ", de " contenus de messages "...
Un véritable prêt-à-penser qui donne souvent l'illusion de comprendre à peu de frais, mais ne résiste pas à l'examen. D'un autre côté, depuis trente ans, des sciences de la communication se sont structurées dans l'université française. Elles s'appuient sur des outils et des méthodes scientifiques, pour beaucoup importés d'autres sciences humaines.
Pour observer et comprendre les situations de communication, comme pour les constituer en objets de recherche, il faut utiliser des concepts clairs, des méthodes rationnelles, et savoir dans quel champ scientifique on s'inscrit et comment est constitué ce champ. C'est à ces conditions qu'on pourra observer les processus de communication, que ce soit dans le discours politique, l'enseignement, les médias ou ailleurs... On réalisera alors que, bien souvent, ce n'est pas le contenu transmis qui en constitue le fondement, mais les questions de sens, de pouvoir et d'identité.
Si nous sommes dans un monde de communication - des relations personnelles à Internet, de l'école à l'entreprise, de la politique à la télévision - de quels savoirs disposons-nous sur cette communication ? De quels types d'outils pour l'analyser ?
D'abord de concepts à tout faire, faciles à comprendre mais incapables de rendre compte de la complexité du réel. On croise ainsi, un peu partout, des discours regorgeant d'" émetteurs ", de " récepteurs ", de " contenus de messages "...
Un véritable prêt-à-penser qui donne souvent l'illusion de comprendre à peu de frais, mais ne résiste pas à l'examen. D'un autre côté, depuis trente ans, des sciences de la communication se sont structurées dans l'université française. Elles s'appuient sur des outils et des méthodes scientifiques, pour beaucoup importés d'autres sciences humaines.
Pour observer et comprendre les situations de communication, comme pour les constituer en objets de recherche, il faut utiliser des concepts clairs, des méthodes rationnelles, et savoir dans quel champ scientifique on s'inscrit et comment est constitué ce champ. C'est à ces conditions qu'on pourra observer les processus de communication, que ce soit dans le discours politique, l'enseignement, les médias ou ailleurs... On réalisera alors que, bien souvent, ce n'est pas le contenu transmis qui en constitue le fondement, mais les questions de sens, de pouvoir et d'identité.