Les règles de la fiction suivi de Marcel Proust
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- Nombre de pages144
- PrésentationBroché
- Poids0.19 kg
- Dimensions13,0 cm × 21,0 cm × 1,2 cm
- ISBN2-87858-223-3
- EAN9782878582239
- Date de parution17/03/2006
- ÉditeurViviane Hamy
- TraducteurJean Pavans
Résumé
Wharton publie The Writing of Fiction en 1925 afin d'établir ce qui constitue selon elle les principes rationnels, naturels et permanents d'une fiction bien construite. Elle suscite notre désir violent de plonger dans les œuvres qu'elle analyse (celles de Balzac, Flaubert et Stendhal qu'elle met au premier rang, celles de Thackeray,
Eliot, Hawthorne, Dostoïevski, etc.). Son projet s'affine au fur et à mesure, les " personnages " étant les éléments fondamentaux du roman, comme la " situation " est fondamentale pour le temps plus court de la nouvelle : " La nouvelle, plus que le roman, est la descendante des épopées et des ballades anciennes...
" La joie que lui procure la découverte de Marcel Proust lui permet de " refuser " Joyce, de mieux dire sa colère à l'encontre de ce qu'elle considère comme " un fatras boursouflé de pornographie (de la sorte la plus grossièrement potache)... Proust meurt en 1922 alors qu'Ulysses est publié à Paris par Sylvia Beach. Témoin d'un monde en décomposition, qu'elle à décrit dans ses livres, Wharton oppose ces deux figures majeures de la " modernité ", mais sans pressentir le génie de Joyce.
" La joie que lui procure la découverte de Marcel Proust lui permet de " refuser " Joyce, de mieux dire sa colère à l'encontre de ce qu'elle considère comme " un fatras boursouflé de pornographie (de la sorte la plus grossièrement potache)... Proust meurt en 1922 alors qu'Ulysses est publié à Paris par Sylvia Beach. Témoin d'un monde en décomposition, qu'elle à décrit dans ses livres, Wharton oppose ces deux figures majeures de la " modernité ", mais sans pressentir le génie de Joyce.
L'éditeur en parle
C'est en 1925 que Wharton publie The Writing of Fiction afin d'établir, par des références prises dans les littératures française, anglo-saxonne et russe, ce qui constitue selon elle les principes rationnels, naturels et permanents d'un roman bien construit. Le texte se divise en cinq parties : 1. Généralités, 2. Mener un récit, 3. Construire un roman, 4. Personnage et situation dans le roman, 5. Marcel Proust.
"La fiction moderne commença vraiment lorsque l' "action" du roman fut transférée de la rue vers l'âme ; et ce pas fut probablement franchi pour la première fois quand Madame de La Fayette, au XVIIe siècle, écrivit un petit récit intitulé La Princesse de Clèves [... ] où la surface solennelle des vies représentées est à peine ridée par les extases et les souffrances qui agitent les profondeurs. "Le pas suivant fut franchi lorsque les acteurs de ce nouveau drame intérieur cessèrent d'être des pantins conventionnels [...
] pour devenir des êtres humains reconnaissables dans la vie. Ce fut là encore un Français, l'abbé Prévost, qui ouvrit la voie, avec Manon Lescaut ; mais ses personnages semblent d'un caractère sommaire et schématique en comparaison de la première grande figure de la fiction moderne, le détestable Neveu de Rameau. Ce fut bien après sa mort qu'on découvrit que Diderot, auteur de tant de contes brillants peuplés de personnages conventionnels du XVIIIe siècle, avait, en créant cet être sordide et cynique et lamentablement humain, devancé non seulement Balzac, mais aussi Dostoïevski".
"La fiction moderne commença vraiment lorsque l' "action" du roman fut transférée de la rue vers l'âme ; et ce pas fut probablement franchi pour la première fois quand Madame de La Fayette, au XVIIe siècle, écrivit un petit récit intitulé La Princesse de Clèves [... ] où la surface solennelle des vies représentées est à peine ridée par les extases et les souffrances qui agitent les profondeurs. "Le pas suivant fut franchi lorsque les acteurs de ce nouveau drame intérieur cessèrent d'être des pantins conventionnels [...
] pour devenir des êtres humains reconnaissables dans la vie. Ce fut là encore un Français, l'abbé Prévost, qui ouvrit la voie, avec Manon Lescaut ; mais ses personnages semblent d'un caractère sommaire et schématique en comparaison de la première grande figure de la fiction moderne, le détestable Neveu de Rameau. Ce fut bien après sa mort qu'on découvrit que Diderot, auteur de tant de contes brillants peuplés de personnages conventionnels du XVIIIe siècle, avait, en créant cet être sordide et cynique et lamentablement humain, devancé non seulement Balzac, mais aussi Dostoïevski".





















