Avec Les immortelles, Makenzy Orcel arrive en force avec un premier roman court mais percutant. Le style est poétique, étudié car l’auteur sait jouer avec les mots (" éditer à compte de sexe", " laisser couler le sang des mots").
Une prostituée interpelle un écrivain afin qu’il écrive l’histoire de Shakira, cette toute jeune fille de la rue morte lors du tremblement de terre. Elle a deux missions, la faire vivre dans un livre et retrouver son fils.
Parce que "les personnages des livres ne meurent jamais", cette mère de substitution veut rendre hommage à La petite, grande lectrice de Jacques Stephen Alexis, célèbre auteur haïtien. Shakira s’est enfuie de chez elle douze ans plus tôt pour échapper à une mère bigote soumise à un mari violent. Shakira , elle, n’a qu’un Dieu, La liberté. Elle préfère vendre son corps pour une vie libre où elle peut lire loin de sa mère qu’elle déteste.
Le texte est à la fois beau et violent. On y rencontre le deuil suite à ce tremblement de terre, la prostitution, la pauvreté, l’illusion de la religion dans ce pays si souvent brisé mais on y distingue aussi la dignité de ces femmes, l’entraide et le rêve.
" Comme nous, les enfants ont eux aussi le droit de choisir ce qu’ils veulent pour eux-mêmes. Ce qu’ils croient faire leur bonheur."
Difficile de savoir qui fut la plus heureuse de la mère ou la fille. Même si le récit sublime l’existence de Shakira, le bonheur semble difficile à trouver à Grand-Rue.
Avec Les immortelles, Makenzy Orcel arrive en force avec un premier roman court mais percutant. Le style est poétique, étudié car l’auteur sait jouer avec les mots (" éditer à compte de sexe", " laisser couler le sang des mots").
Une prostituée interpelle un écrivain afin qu’il écrive l’histoire de Shakira, cette toute jeune fille de la rue morte lors du tremblement de terre. Elle a deux missions, la faire vivre dans un livre et retrouver son fils.
Parce que "les personnages des livres ne meurent jamais", cette mère de substitution veut rendre hommage à La petite, grande lectrice de Jacques Stephen Alexis, célèbre auteur haïtien. Shakira s’est enfuie de chez elle douze ans plus tôt pour échapper à une mère bigote soumise à un mari violent. Shakira , elle, n’a qu’un Dieu, La liberté. Elle préfère vendre son corps pour une vie libre où elle peut lire loin de sa mère qu’elle déteste.
Le texte est à la fois beau et violent. On y rencontre le deuil suite à ce tremblement de terre, la prostitution, la pauvreté, l’illusion de la religion dans ce pays si souvent brisé mais on y distingue aussi la dignité de ces femmes, l’entraide et le rêve.
" Comme nous, les enfants ont eux aussi le droit de choisir ce qu’ils veulent pour eux-mêmes. Ce qu’ils croient faire leur bonheur."
Difficile de savoir qui fut la plus heureuse de la mère ou la fille. Même si le récit sublime l’existence de Shakira, le bonheur semble difficile à trouver à Grand-Rue.