Au siècle de l'exception culturelle, et alors que d'aucuns scandent que la culture n'est pas un produit, il ne semble pourtant pas tout à fait permis au livre de ne pas être immédiatement identifiable (à des fins d'adéquation à la cible et de bonne gestion du stock). Il en va de même pour les artistes dès qu'ils s'aventurent à traverser les genres. Ne pas se conformer à la science du marché, leur dit-on, risque fort de " suspendre le geste d'achat " - ce qui représente le cauchemar absolu de l'hypermodernité. Nous passons en effet d'une société de consommation à une société d'achat continu, où tout sera toujours mieux organisé en fonction d'un idéal ultime : que tout un chacun puisse acheter une infinité de choses en même temps, sans arrêt, sans (presque) s'en apercevoir. Au moins n'achètera-t-on pas ce Geste d'achat dans un sac.
Au siècle de l'exception culturelle, et alors que d'aucuns scandent que la culture n'est pas un produit, il ne semble pourtant pas tout à fait permis au livre de ne pas être immédiatement identifiable (à des fins d'adéquation à la cible et de bonne gestion du stock). Il en va de même pour les artistes dès qu'ils s'aventurent à traverser les genres. Ne pas se conformer à la science du marché, leur dit-on, risque fort de " suspendre le geste d'achat " - ce qui représente le cauchemar absolu de l'hypermodernité. Nous passons en effet d'une société de consommation à une société d'achat continu, où tout sera toujours mieux organisé en fonction d'un idéal ultime : que tout un chacun puisse acheter une infinité de choses en même temps, sans arrêt, sans (presque) s'en apercevoir. Au moins n'achètera-t-on pas ce Geste d'achat dans un sac.