Le corps de la honte. Sociohistoire de la prise en charge du VIH/sida en Guadeloupe

Par : Sylvain Ferez, Sébastien Ruffié
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  • Nombre de pages310
  • PrésentationBroché
  • Poids0.51 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,7 cm
  • ISBN978-2-8143-0242-6
  • EAN9782814302426
  • Date de parution01/04/2015
  • CollectionEpistémologie du corps
  • ÉditeurPresses Universitaires Nancy
  • PréfacierNicolas Bancel

Résumé

Lorsqu'il apparaît au début des années 1980, le sida suscite l'effroi. Quel est ce mal inconnu qui renoue avec les anciennes épidémies mortelles que les progrès de la science avaient, dans la seconde moitié du 20e siècle, permis d'éradiquer ? Expression d'un mal renvoyant aux vieilles peurs, il devient vite une maladie de la marge et de la honte... Si l'infection au VIH est depuis bientôt deux décennies l'objet de traitements thérapeutiques efficaces, elle demeure néanmoins fréquemment dissimulée, y compris à la famille et aux proches.
En Guadeloupe, cette dissimulation est souvent drastique. Car ici, le stigmate associé à l'infection revêt une force et une signification particulières. Pourquoi ? Cet ouvrage entend montrer combien l'expérience du VIH s'élabore dans un rapport à la prise en charge sanitaire marqué par la situation post-coloniale. Pour ce faire, il procède en plusieurs étapes. La première, qui repose sur l'analyse des bases politico-administratives et épistémologiques de la prise en charge, souligne les continuités qui s'opèrent avec le regard porté sur la lèpre (qui reste une préoccupation de santé publique jusqu'au début des années 1970 aux Antilles françaises) et le rôle joué par l'épidémiologie.
La deuxième, qui se centre sur l'étude de la structuration de la prise en charge associative, montre la dépendance de cette dernière à l'égard des logiques institutionnelles. Les enjeux et tensions propres au vécu du VIH ne sont finalement appréhendés que dans un troisième et dernier temps, à la lumière de cette mise en contexte socio-historique. Ils apparaissent alors à la fois comme l'effet des traces laissées par l'imaginaire colonial (véhiculé par la culture impériale) et des dispositions socioculturelles produites en situation post-coloniale.
Sciences Sociales et Sport N° 3, Juin 2010
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