Rien moins qu'une révolution est en train de se dérouler sous nos yeux dans les hôpitaux : l'avènement d'une démocratie dans le soin. Portée par l'irrésistible mouvement égalitaire qui travaille en profondeur nos sociétés, l'émergence des droits de la personne malade contraint les soignants à de nouvelles conduites. Rien n'est encore joué, ici et là quelques-uns continuent de penser que l'idéal de la médecine hospitalière est un malade qui ne parle pas ; mais beaucoup au contraire s'engagent et inventent une éthique hospitalière attentive à la personne, à ses choix comme à ses refus, à sa dignité en tout cas. Singulières contraintes que celles affrontées par l'hôpital : il lui faut tout à la fois aller jusqu'au bout des possibilités thérapeutiques et ne pas céder à l'ivresse des prouesses biomédicales ; assumer ses responsabilités éthiques et ne pas ignorer ses contraintes économiques ; préserver la nécessaire marge de manœuvre des médecins et faire droit à la demande d'information et de partenariat des malades. Comme tout ce qui relève de la démocratie, la révolution hospitalière est un idéal. Raison de plus d'y contribuer.
Rien moins qu'une révolution est en train de se dérouler sous nos yeux dans les hôpitaux : l'avènement d'une démocratie dans le soin. Portée par l'irrésistible mouvement égalitaire qui travaille en profondeur nos sociétés, l'émergence des droits de la personne malade contraint les soignants à de nouvelles conduites. Rien n'est encore joué, ici et là quelques-uns continuent de penser que l'idéal de la médecine hospitalière est un malade qui ne parle pas ; mais beaucoup au contraire s'engagent et inventent une éthique hospitalière attentive à la personne, à ses choix comme à ses refus, à sa dignité en tout cas. Singulières contraintes que celles affrontées par l'hôpital : il lui faut tout à la fois aller jusqu'au bout des possibilités thérapeutiques et ne pas céder à l'ivresse des prouesses biomédicales ; assumer ses responsabilités éthiques et ne pas ignorer ses contraintes économiques ; préserver la nécessaire marge de manœuvre des médecins et faire droit à la demande d'information et de partenariat des malades. Comme tout ce qui relève de la démocratie, la révolution hospitalière est un idéal. Raison de plus d'y contribuer.