La case du commandeur
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- Nombre de pages220
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.274 kg
- Dimensions14,0 cm × 20,4 cm × 1,9 cm
- ISBN978-2-07-074624-8
- EAN9782070746248
- Date de parution01/03/2011
- CollectionBlanche
- ÉditeurGallimard
Résumé
Quand, dans le champ de cannes martiniquais oui il travaille, on vient lui annoncer la naissance de sa fille Marie, Pythagore Celat, qui désirait un fils, crie "Odono !", réminiscence d'un mot ancestral, africain, d'avant la Traite. Ignorant de sa signification précise, chacun l'accommode au gré des circonstances. A partir de la naissance de Marie (1928), héroïne principale, l'obsession des origines va donner corps à une saga qui remonte dans le temps pour recomposer la généalogie et l'histoire de la famille Celat dont l'aïeule fut Liberté Longoué, fille du "marron" Melchior.
Suivant les intrications parentales des Longoué, Celat et Béluse, l'auteur nous entraîne dans cette plongée aux profondeurs du pays martiniquais qui est une des constantes de son oeuvre. Etonnante galerie d'ancêtres pour Marie Celat, qui agissait déjà dans La Lézarde, de même que Liberté Longoué figurait dans Le quatrième siècle. Ici, suspendue comme tous les siens sur les "traces du temps d'avant" à la recherche d'une identité, d'une appartenance, elle va boucler pathétiquement la boucle.
La remontée dans le temps est aussi une exploration du langage créole, jusqu'à la "source des mots" ; tel "Odono" dont Papa Longoué dit à Marie Celat que son "sens retourne par-devant comme la procession autour de l'église". Si, comme dans Malemort, l'humour s'attache aux détails "folkloriques", c'est sans perdre jamais le sentiment à la fois tragique et libérateur d'un destin collectif : celui-là même qu'exprime l'univers romanesque d'Edouard Glissant, manifesté ici dans sa rigoureuse et puissante homogénéité.
Suivant les intrications parentales des Longoué, Celat et Béluse, l'auteur nous entraîne dans cette plongée aux profondeurs du pays martiniquais qui est une des constantes de son oeuvre. Etonnante galerie d'ancêtres pour Marie Celat, qui agissait déjà dans La Lézarde, de même que Liberté Longoué figurait dans Le quatrième siècle. Ici, suspendue comme tous les siens sur les "traces du temps d'avant" à la recherche d'une identité, d'une appartenance, elle va boucler pathétiquement la boucle.
La remontée dans le temps est aussi une exploration du langage créole, jusqu'à la "source des mots" ; tel "Odono" dont Papa Longoué dit à Marie Celat que son "sens retourne par-devant comme la procession autour de l'église". Si, comme dans Malemort, l'humour s'attache aux détails "folkloriques", c'est sans perdre jamais le sentiment à la fois tragique et libérateur d'un destin collectif : celui-là même qu'exprime l'univers romanesque d'Edouard Glissant, manifesté ici dans sa rigoureuse et puissante homogénéité.
L'éditeur en parle
Nouvelle édition

























