"Vers minuit, le 7 juillet, tout le monde dort. [...] Je sors en évitant le bruit. Il est une heure du matin. Dans les jours précédents j'avais examiné les possibilités de sortir du camp. A l'entrée, près de la route, le poste de garde ; aux trois autres angles, des miradors avec projecteurs et mitrailleuses. Je pensais passer par les grillages et clôtures barbelées du côté de la forêt de Haye, distante de quelques centaines de mètres.
Je me dirige de ce côté [...] je marche sur mes chaussettes, cent cinquante mètres environ, et j'entends des pas : une patrouille, que je n'avais pas prévue, avec torche électrique et chien policier. Je me faufile sous une cuisine ambulante, valise et souliers près de moi, et je fais le dormeur. Le chien vient me sentir et s'en va sans rien dire. Les soldats passent, ils n'ont rien vu... mais j'ai quand même eu chaud !"
"Vers minuit, le 7 juillet, tout le monde dort. [...] Je sors en évitant le bruit. Il est une heure du matin. Dans les jours précédents j'avais examiné les possibilités de sortir du camp. A l'entrée, près de la route, le poste de garde ; aux trois autres angles, des miradors avec projecteurs et mitrailleuses. Je pensais passer par les grillages et clôtures barbelées du côté de la forêt de Haye, distante de quelques centaines de mètres.
Je me dirige de ce côté [...] je marche sur mes chaussettes, cent cinquante mètres environ, et j'entends des pas : une patrouille, que je n'avais pas prévue, avec torche électrique et chien policier. Je me faufile sous une cuisine ambulante, valise et souliers près de moi, et je fais le dormeur. Le chien vient me sentir et s'en va sans rien dire. Les soldats passent, ils n'ont rien vu... mais j'ai quand même eu chaud !"