L'esprit de plaisir. Une histoire de la sexualité et de l'érotisme au Japon (17e-20e siècle)

Par : Pierre-François Souyri, Philippe Pons
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  • Nombre de pages527
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.66 kg
  • Dimensions15,7 cm × 23,6 cm × 3,7 cm
  • ISBN978-2-228-92690-4
  • EAN9782228926904
  • Date de parution07/10/2020
  • ÉditeurPayot

Résumé

L'esprit de plaisir, qui s'épanouit au Japon durant l'époque Edo (1603-1867), fut marqué par un raffinement dont témoignent l'inventivité des estampes érotiques, le jeu de la séduction élevé en art par les geishas et le mélange des genres au sein du truculent théâtre kabuki. Cet art hédoniste de l'existence, qui encourageait la dimension ludique dans les relations charnelles, fut banni à l'ère Meiji (1868-1912), qui corseta le désir, brida l'imaginaire érotique et condamna l'amour entre garçons, si prisé des samouraïs, afin de se conformer à l'ordre bourgeois et de paraître ainsi civilisé aux yeux de l'étranger.
L'archipel subit alors un choc intense et soudain entre une culture déculpabilisée du désir charnel, qui avait nourri un art érotique parmi les plus élaborés au monde, et une science sexuelle importée d'Occident avec ses interdits et ses tabous. Ce goût pour les plaisirs devait renaître au lendemain de la Première Guerre mondiale avec la culture de masse des "années folles", dont les modern girls émancipées furent l'étendard, puis la fureur de vivre désespérée dans les décombres de la défaite, avant d'être récupéré par une prolifique industrie érotico-pornographique.

L'éditeur en parle

Une histoire du plaisir et du désir au Japon sur quatre siècles, du raffinement et de l'inventivité effrénée de la période Edo (17e-19e s.), à travers les érotiques estampes "shunga", les geishas et leurs quartiers de plaisir, les samouraïs et leur passion pour les éphèbes, aux moeurs corsetées et à la sexualité bridée du début du 20e siècle, sous l'influence d'un Occident moralisateur, jusqu'aux produits standardisés et mondialisés laissant exploser les fantasmes les plus outranciers à partir des années 1960.
La première étude d'envergure sur les pratiques et les contradictions en matière de sexe et de rapports hommes-femmes au pays de Nagisa Oshima, par deux grands spécialistes du Japon. Pierre-François Souyri, professeur émérite à l'université de Genève, est sans doute l'un des meilleurs historiens européens du Japon. Philippe Pons est le correspondant du journal" Le Monde "à Tokyo." "