L'empire indochinois. Le gouvernement général de l'Indochine, de la création de l'Union indochinoise au rappel de Richaud (1887-1889)

Par : Eric Gojosso
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 1 avril
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 5 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages472
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.732 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 2,4 cm
  • ISBN979-10-90426-55-9
  • EAN9791090426559
  • Date de parution13/12/2016
  • CollectionDroit & Sciences sociales
  • ÉditeurPU Juridiques de Poitiers

Résumé

Que sait-on de la naissance et des commencements de l'Union indochinoise ? Peu de choses en vérité. Pourtant la structure mise en place en 1887, dans l'urgence et non sans incohérences, tint un rôle majeur dans la pérennisation de la présence française en Indochine jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. A peine tempéré par les quelques pages que l'on trouve parfois dans certains ouvrages, ce désintérêt étonne d'autant plus que le poste de gouverneur général fut l'un des plus convoités de l'empire ultramarin.
Ajoutant à l'exotisme un prestige fondé sur la dévolution de compétences extraordinaires, il ne pouvait laisser indifférent administrateurs et politiques. Représentant de la France, le chef de l'Union indochinoise était au contact de sociétés parmi les plus avancées et de monarques dont la légitimité était souvent plus ancienne que la République à laquelle ils se trouvaient assujettis. Chez les politiques, plusieurs virent dans un tel emploi le moyen de lancer ou relancer une carrière qui stagnait.
Le détour asiatique leur permit d'obtenir ou de retrouver un portefeuille ministériel et aussi, fugitivement, d'accéder à la présidence du conseil, voire à la magistrature suprême. Sans doute est-ce le poids écrasant de pareilles personnalités qui a détourné l'attention des tout premiers instants, de sorte que les débuts effectifs de l'Indochine française dateraient peut-être de Lanessan (1891-1894), sinon, selon l'opinion longtemps dominante, de Doumer (1896-1902).
Avant eux, il n'y aurait rien, du moins rien qui fût digne d'une enquête retraçant les étapes d'un cheminement couronné de succès. Il est vrai que les années 1887-1889, à plus d'un titre décisives, furent marquées par l'incertitude et l'instabilité. Le contexte n'était propice ni en Extrême-Orient où la colonisation se heurtait à des adversaires déterminés, ni en France où la République "des républicains" commençait à charrier son lot de crises : le régime était déjà ébranlé par les affaires Wilson-Grévy et Boulanger les fils du scandale de Panama venaient de se nouer.
Résultat tangible de cette agitation, les cabinets ministériels se succédaient à une cadence effrénée et la politique coloniale s'en ressentait. Sans doute la logique de concentration qui soudait de plus en plus étroitement radicaux et opportunistes eut-elle ici le mérite d'indiquer une ligne directrice finalement consensuelle : à gauche, les partisans de l'abandon du Tonkin reculaient.