Nous recevons toujours plus que ce que nous donnons. Encore faut-il que le don soit spontané. De ce que nous faisons pour les enfants, nous n'espérons rien en retour. S'ils sont heureux, s'ils le sont à cause de nous, nous le sommes. Les oiseaux, que nous leur avons désignés pendant nos promenades, lorsque plus tard ils les nommeront, en notre absence, mais pourquoi dire " en notre absence " ? Ils nous nommeront aussi.
Aux enfants dont le sort nous importe plus que le nôtre, pouvons-nous comparer les poèmes ? Quel que soit ce qui subsistera de notre travail, ce que nous avons engendré nous réengendre. Qui les lira, ces poèmes, et comment ? Seuls posent de telles questions des auteurs jaloux de leurs prérogatives, protégeant leur domaine. Les poèmes, les enfants, nous n'aurons jamais fini de les remercier. – Pierre Dhainaut
Nous recevons toujours plus que ce que nous donnons. Encore faut-il que le don soit spontané. De ce que nous faisons pour les enfants, nous n'espérons rien en retour. S'ils sont heureux, s'ils le sont à cause de nous, nous le sommes. Les oiseaux, que nous leur avons désignés pendant nos promenades, lorsque plus tard ils les nommeront, en notre absence, mais pourquoi dire " en notre absence " ? Ils nous nommeront aussi.
Aux enfants dont le sort nous importe plus que le nôtre, pouvons-nous comparer les poèmes ? Quel que soit ce qui subsistera de notre travail, ce que nous avons engendré nous réengendre. Qui les lira, ces poèmes, et comment ? Seuls posent de telles questions des auteurs jaloux de leurs prérogatives, protégeant leur domaine. Les poèmes, les enfants, nous n'aurons jamais fini de les remercier. – Pierre Dhainaut