Les trois années que Calvin a passé à Strasbourg sont souvent considérées comme une simple parenthèse entre ses deux séjours à Genève (1536-1538 et 1541-1564). Pourtant, cette période s'est révélée extrême-ment féconde pour Calvin, sur les plans tant littéraire que théologique et pastoral, sans oublier son mariage avec Idelette de Bure: c'est à Strasbourg que Calvin a publié la deuxième édition latine, fortement augmentée, de son Institution, et qu'il a écrit la première version française de cette somme de la théologie réformée, véritable monument littéraire; c'est là qu'il a professé son cours sur les Romains, répliqué au cardinal Sadolet et rédigé son Petit traité de la sainte cène, destiné à réconcilier les protestants ; c'est là qu'il s'est familiarisé avec la pratique catéchétique de Martin Bucer et avec les chants des paroisses strasbourgeoises, qui ont inspiré ses Aucuns psaumes et cantiques mis en chant; c'est grâce aux Strasbourgeois, enfin, qu'il a pu participer aux négociations politico-religieuses entre les protestants et avec les partisans de la foi traditionnelle, gagnant l'amitié de Philippe Melanchthon et l'estime des autres Réformateurs.
Les trois années que Calvin a passé à Strasbourg sont souvent considérées comme une simple parenthèse entre ses deux séjours à Genève (1536-1538 et 1541-1564). Pourtant, cette période s'est révélée extrême-ment féconde pour Calvin, sur les plans tant littéraire que théologique et pastoral, sans oublier son mariage avec Idelette de Bure: c'est à Strasbourg que Calvin a publié la deuxième édition latine, fortement augmentée, de son Institution, et qu'il a écrit la première version française de cette somme de la théologie réformée, véritable monument littéraire; c'est là qu'il a professé son cours sur les Romains, répliqué au cardinal Sadolet et rédigé son Petit traité de la sainte cène, destiné à réconcilier les protestants ; c'est là qu'il s'est familiarisé avec la pratique catéchétique de Martin Bucer et avec les chants des paroisses strasbourgeoises, qui ont inspiré ses Aucuns psaumes et cantiques mis en chant; c'est grâce aux Strasbourgeois, enfin, qu'il a pu participer aux négociations politico-religieuses entre les protestants et avec les partisans de la foi traditionnelle, gagnant l'amitié de Philippe Melanchthon et l'estime des autres Réformateurs.