Cardenio entre Cervantès et Shakespeare. Histoire d'une pièce perdue

Par : Roger Chartier
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 25 mars
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 5 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages375
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.405 kg
  • Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 2,0 cm
  • ISBN978-2-07-012387-2
  • EAN9782070123872
  • Date de parution25/08/2011
  • CollectionNRF Essais
  • ÉditeurGallimard

Résumé

Comment lire un texte qui n'existe pas, représenter une pièce dont le manuscrit s'est perdu et dont on ne sait pas avec certitude qui fut son véritable auteur ? C'est l'énigme que pose Cardenio - une pièce jouée en Angleterre pour la première fois en 1612 ou 1613 et attribuée quarante ans plus tard à Shakespeare (et Fletcher). Elle a pour trame une "nouvelle" insérée dans Don Quichotte, oeuvre qui circula dans les grands pays européens où elle fut traduite et adaptée pour le théâtre ; en Angleterre, le roman de Cervantès était connu et cité avant même d'être traduit en 1612 et d'inspirer Cardenio.
Mais cette énigme a d'autres enjeux. C'était un temps où, grâce notamment à l'invention de l'imprimerie, proliféraient les discours ; la crainte de leur excès conduisait souvent à les raréfier. Tous les écrits n'avaient pas vocation à subsister, et particulièrement les pièces de théâtre qui, très souvent, n'étaient pas imprimées - le genre, situé au plus bas de la hiérarchie littéraire, s'accomodait fort bien de l'existence éphémère des oeuvres.
Mais qu'un auteur devienne fameux, et la quête de l'archive inspirait l'invention de reliques textuelles, la restauration des restes abîmés par le temps, voire, pour combler des manques, parfois la fabrication de faux. C'est ce qui arriva à Cardenio au XVIII ? siècle. Retracer l'histoire de cette pièce conduit alors à s'interroger sur ce que fut, dans le passé, le statut des oeuvres jugées aujourd'hui canoniques.
Le lecteur redécouvrira ici la malléabilité des textes, transformés par leurs traductions et leurs adaptations ; leurs migrations d'un genre à l'autre ; les significations successives qu'en construisirent leurs différents publics. Pour nombre de ses lecteurs, Don Quichotte fut longtemps un répertoire de nouvelles, bonnes à publier séparément ou à porter sur la scène, aux dépens de la cohérence des aventures du héros éponyme, et Shakespeare un dramaturge qui, à l'instar de nombre de ses confrères, écrivait en collaboration, recyclait des histoires empruntées à d'autres écrivains et dont certaines oeuvres ne rencontrèrent pas d'éditeur.
Ainsi, grâce à Roger Chartier, s'éclaire le mystère d'une pièce sans texte mais non sans auteur.

L'éditeur en parle

Comment lire un texte qui n'existe pas, représenter une pièce dont le manuscrit s'est perdu et dont on ne sait pas avec certitude qui fut son véritable auteur ? C'est l'énigme que pose Cardenio - une pièce jouée en Angleterre pour la première fois en 1612 ou 1613 et attribuée quarante ans plus tard à Shakespeare (et Fletcher).
L’Histoire en mutation
Roger Chartier
Grand Format
25,00 €
Antigone
5/5
4.8/5
Antigone
Jean Anouilh
Poche
6,50 €
L'Eden Cinéma
L'Eden Cinéma
Marguerite Duras
Poche
8,10 €