Bicentenaire de la Société Asiatique 1822-2022. Raretés de la bibliothèque

Par : Société asiatique
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  • Nombre de pages281
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids1.54 kg
  • Dimensions24,5 cm × 29,8 cm × 2,0 cm
  • ISBN978-90-429-4342-1
  • EAN9789042943421
  • Date de parution01/11/2022
  • ÉditeurPeeters Leuven
  • PréfacierFrançois Déroche
  • PréfacierThomas Römer
  • PréfacierGilles Béguin

Résumé

Sous l'aspect rassurant d'un recueil érudit, cet album est un permis de chasse aux trésors. Non pour les perceurs de murailles, mais pour les perceurs de mystères. Nul besoin de forcer les secrets des Pyramides ou des palais de Maharajas?! Restons Rive-Gauche, où la Société Asiatique, libéralement ouverte, ne cesse d'enrichir sa bibliothèque, marquée par la mémoire de Jeanne-Marie Allier, fille du sinologue Paul Demiéville.
Quand elle fut fondée, le 1er avril 1822, Paris était la capitale européenne de l'orientalisme. Jusqu'alors, l'Asie était le domaine réservé des missionnaires et des marchands, dont le zèle n'était pas désintéressé. Anquetil-Duperron (1731-1805), traducteur de l'Avesta, fut le premier orientaliste au sens savant du mot. Depuis l'expédition d'Egypte, les orientalistes découvraient un monde encore plus captivant que les utopies des Voyages de Gulliver.
A la Société Asiatique affluaient livres, chartes et rouleaux, tablettes d'argile, moulages d'inscriptions lapidaires, papyri, xylographies chinoises, feuilles de latanier couvertes de textes bouddhiques. Plus tard, avec les langues non écrites, arrivèrent des transcriptions sur sacs de ciment, notées à la hâte par les ethnologues. Présents dès 1822, Abel-Rémusat et Champollion affrontaient le même défi? : déchiffrer des idéogrammes à l'aide de textes bilingues, sino-mandchou d'un côté, gréco-égyptien de l'autre.
La quête des caractères spéciaux nécessaires à l'impression du Journal Asiatique fut un roman d'aventures, où se croisent marchands arméniens partant pour l'Egypte, ambassadeurs du Tsar en Mandchourie, graveurs méritants, et même la générosité du roi de Prusse, donateur des lettres dévanagari. Par l'extension de son champ géographique et disciplinaire, la Société Asiatique reflète la ferveur de milliers d'orientalistes, qui partagent depuis deux siècles le même projet humaniste et universaliste.
Chaque livre porte la mémoire d'un savant. L'herbier chinois traduit l'insatiable curiosité du fondateur, le Comte de Lasteyrie. Le manuscrit du Lalita Vistara est lié aux travaux d'Eugène Burnouf. Les charmantes images chinoises populaires sont un don d'Edouard Chavannes. A l'heure des spécialisations étroites et des cloisonnements excessifs, la présente collection ouvre un espace de réflexion et de citoyenneté universelles.