Un âge d'or
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- Nombre de pages380
- FormatePub
- ISBN10-376-0497-0
- EAN9791037604972
- Date de parution01/01/1967
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille819 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurCalmann-Lévy (réédition numériqu...
Résumé
Au creux de ce village abandonné qu'une belle forêt entoure et petit à petit envahit, où les ronces, les friches, toute sorte d'insectes croissent ou s'animent, maintenant, avec une inquiétante vigueur, où les maisons enfin, la mairie, l'école, la vieille église se lézardent, perdent leurs tuiles, s'enfoncent dans le sol, bref en ce lieu qui peut-être est devenu, ou fut, ou sera - comment savoir ? - celui d'un âge d'or, seul demeure l'ancien instituteur.
Farouche, obstiné, inconsolable, oublié de tous, méprisé parfois, tragiquement brouillé avec sa propre fille, il ne désarme pas. Toute sa vie il a lutté pour sauver le vieux bourg, ces gens qu'il aimait, leurs maisons et leurs travaux, la forêt. En vain. Que peut-il encore tenter, au moins pour lui-même ? Reconstituer le village dans les jeux de la mémoire ? Ainsi défilent tout un passé, des événements, des personnages divers.
Ce n'est pas suffisant, malgré tout, et puis le délire gagne. Alors, cette reconstitution, il voudra lui donner, l'outil à la main, un sens concret. Ce n'est pas suffisant non plus. Que faire ? Il se livrera, sous la brûlure de l'été, solitaire et triomphant en ce village désert, à une comédie plus singulière encore, presque surhumaine et presque démentielle, insensée mais exaltante. Où est l'issue, cependant : dans cette comédie ? Dans la fuite, le renoncement, l'obstination ? Au moins faut-il aller jusqu'au bout du pari, et même, de façon paradoxale : car le village pourrait bien renaître un jour, mais caricaturé, ayant perdu son âme.
C'est, à travers toutes ces situations, et en dessinant de façon inoubliable les traits d'un instituteur de campagne jadis heureux « entre ses livres et ses dahlias », le visage d'un monde de plus en plus menacé, le visage très vrai, très émouvant d'une certaine France que trace ici Roger Bordier (Prix Renaudot 1961).
Farouche, obstiné, inconsolable, oublié de tous, méprisé parfois, tragiquement brouillé avec sa propre fille, il ne désarme pas. Toute sa vie il a lutté pour sauver le vieux bourg, ces gens qu'il aimait, leurs maisons et leurs travaux, la forêt. En vain. Que peut-il encore tenter, au moins pour lui-même ? Reconstituer le village dans les jeux de la mémoire ? Ainsi défilent tout un passé, des événements, des personnages divers.
Ce n'est pas suffisant, malgré tout, et puis le délire gagne. Alors, cette reconstitution, il voudra lui donner, l'outil à la main, un sens concret. Ce n'est pas suffisant non plus. Que faire ? Il se livrera, sous la brûlure de l'été, solitaire et triomphant en ce village désert, à une comédie plus singulière encore, presque surhumaine et presque démentielle, insensée mais exaltante. Où est l'issue, cependant : dans cette comédie ? Dans la fuite, le renoncement, l'obstination ? Au moins faut-il aller jusqu'au bout du pari, et même, de façon paradoxale : car le village pourrait bien renaître un jour, mais caricaturé, ayant perdu son âme.
C'est, à travers toutes ces situations, et en dessinant de façon inoubliable les traits d'un instituteur de campagne jadis heureux « entre ses livres et ses dahlias », le visage d'un monde de plus en plus menacé, le visage très vrai, très émouvant d'une certaine France que trace ici Roger Bordier (Prix Renaudot 1961).




















