Le département de la Meuse a la forme d'un chat assis, paisible et discret, entre Champagne et Lorraine. Les yeux mi-clos, il semble perdu dans son rêve, mais rien de la vie extérieure ne lui échappe. Nous l'aimons ainsi, sachant d'expérience que l'agitation ne lui réussit pas. Rares sont les conflits européens qui ne lui soient pas tombés dessus. Ils lui ont laissé peu de châteaux, mais des fortifications marquées par les épreuves, des terres vouées à la mémoire et beaucoup d'histoires.
La Grande Guerre a fait faire le tour du monde au nom de Verdun, et la plupart des grands de ce monde y sont venus faire un tour, pendant ou après la bataille. Des écrivains, des artistes y sont venus combattre, certains y sont restés. Précédé d'une telle réputation, les visiteurs s'étonnent que ses villes anciennes soient encore debout, riches en monuments, en maisons nobles et rues pittoresques, que ses villages ne soient pas tous " morts pour la France ", mais bien vivants, dans une campagne où ne manque ni le blé ni la vigne.
L'eau encore moins. Tout est vert. Où que porte le regard, la forêt est sur l'horizon. L'air est fait de sa respiration, il en a la fraîcheur, la saveur. Le vertige vous vient à songer à cet océan de feuilles. Ce premier Almanach de la Meuse n'a pas d'autre ambition, mais elle n'est pas mince, que de donner en images, en récits, mois après mois, au rythme de nos vies et des saisons, un peu de l'air, du goût du pays à ceux qui l'aiment et veulent le faire aimer.
Ce serait comme un grenier de papier, à portée de main, où l'on pénètre quand on veut, comme on veut, pour y retrouver des choses oubliées et d'où l'on voit, par la lucarne, des gens, des lieux étonnants vivant tout près de chez nous et que l'on ignorait. L'Almanach se lit assis de préférence, mais il vous mettra des fourmis dans les jambes et l'envie d'aller y voir par vous-même, à pied, d'un coup de vélo, et même en voiture, car la Meuse est grande.
Le département de la Meuse a la forme d'un chat assis, paisible et discret, entre Champagne et Lorraine. Les yeux mi-clos, il semble perdu dans son rêve, mais rien de la vie extérieure ne lui échappe. Nous l'aimons ainsi, sachant d'expérience que l'agitation ne lui réussit pas. Rares sont les conflits européens qui ne lui soient pas tombés dessus. Ils lui ont laissé peu de châteaux, mais des fortifications marquées par les épreuves, des terres vouées à la mémoire et beaucoup d'histoires.
La Grande Guerre a fait faire le tour du monde au nom de Verdun, et la plupart des grands de ce monde y sont venus faire un tour, pendant ou après la bataille. Des écrivains, des artistes y sont venus combattre, certains y sont restés. Précédé d'une telle réputation, les visiteurs s'étonnent que ses villes anciennes soient encore debout, riches en monuments, en maisons nobles et rues pittoresques, que ses villages ne soient pas tous " morts pour la France ", mais bien vivants, dans une campagne où ne manque ni le blé ni la vigne.
L'eau encore moins. Tout est vert. Où que porte le regard, la forêt est sur l'horizon. L'air est fait de sa respiration, il en a la fraîcheur, la saveur. Le vertige vous vient à songer à cet océan de feuilles. Ce premier Almanach de la Meuse n'a pas d'autre ambition, mais elle n'est pas mince, que de donner en images, en récits, mois après mois, au rythme de nos vies et des saisons, un peu de l'air, du goût du pays à ceux qui l'aiment et veulent le faire aimer.
Ce serait comme un grenier de papier, à portée de main, où l'on pénètre quand on veut, comme on veut, pour y retrouver des choses oubliées et d'où l'on voit, par la lucarne, des gens, des lieux étonnants vivant tout près de chez nous et que l'on ignorait. L'Almanach se lit assis de préférence, mais il vous mettra des fourmis dans les jambes et l'envie d'aller y voir par vous-même, à pied, d'un coup de vélo, et même en voiture, car la Meuse est grande.