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Jean-Philippe Arrou-Vignod

Dernière sortie
Etre heureux
A quoi tient le bonheur ? Par quoi est-il provoqué ? La lecture, une glace au chocolat, le dos nu d'une femme, ses petits-enfants... Quelque chose qui tient de La Première Gorgée de bière (Philippe Delerm). Soyons heureux ! Le bonheur ne se provoque pas. Au mieux, il se rencontre. Dans la grammaire de nos vies, " être heureux " fuit le présent, trop maigre, trop fluide aussi pour se laisser attraper.
On reconnaît surtout le bonheur après coup, comme un visage ami croisé dans la foule et vite disparu. Tout au plus peut-on dire : " J'étais heureux alors... En telle circonstance, à tel moment du temps... Avec tel être aimé... " J'étais heureux et je ne le savais pas. Parce qu'il n'y a pas de conscience du bonheur. D'appréhension claire et lucide de ce qu'il est. Il nous traverse par instants, déjouant notre vigilance, rebelle à la raison qui voudrait le capter, glissant dans notre ciel mental comme ces étoiles filantes trop brèves qui déchirent les nuits d'été.
D'elles, nous ne pouvons dire assurément : je les ai vues. Elles sont passées trop vite, déjà disparues à l'instant où tremble sur la rétine leur filament incandescent. D'elles aussi, comme du bonheur, nous pouvons dire : elles sont la trace d'une lueur déjà morte. Etre heureux signifie d'abord se souvenir du bonheur. - Jean-Philippe Arrou-Vignod
On reconnaît surtout le bonheur après coup, comme un visage ami croisé dans la foule et vite disparu. Tout au plus peut-on dire : " J'étais heureux alors... En telle circonstance, à tel moment du temps... Avec tel être aimé... " J'étais heureux et je ne le savais pas. Parce qu'il n'y a pas de conscience du bonheur. D'appréhension claire et lucide de ce qu'il est. Il nous traverse par instants, déjouant notre vigilance, rebelle à la raison qui voudrait le capter, glissant dans notre ciel mental comme ces étoiles filantes trop brèves qui déchirent les nuits d'été.
D'elles, nous ne pouvons dire assurément : je les ai vues. Elles sont passées trop vite, déjà disparues à l'instant où tremble sur la rétine leur filament incandescent. D'elles aussi, comme du bonheur, nous pouvons dire : elles sont la trace d'une lueur déjà morte. Etre heureux signifie d'abord se souvenir du bonheur. - Jean-Philippe Arrou-Vignod
A quoi tient le bonheur ? Par quoi est-il provoqué ? La lecture, une glace au chocolat, le dos nu d'une femme, ses petits-enfants... Quelque chose qui tient de La Première Gorgée de bière (Philippe Delerm). Soyons heureux ! Le bonheur ne se provoque pas. Au mieux, il se rencontre. Dans la grammaire de nos vies, " être heureux " fuit le présent, trop maigre, trop fluide aussi pour se laisser attraper.
On reconnaît surtout le bonheur après coup, comme un visage ami croisé dans la foule et vite disparu. Tout au plus peut-on dire : " J'étais heureux alors... En telle circonstance, à tel moment du temps... Avec tel être aimé... " J'étais heureux et je ne le savais pas. Parce qu'il n'y a pas de conscience du bonheur. D'appréhension claire et lucide de ce qu'il est. Il nous traverse par instants, déjouant notre vigilance, rebelle à la raison qui voudrait le capter, glissant dans notre ciel mental comme ces étoiles filantes trop brèves qui déchirent les nuits d'été.
D'elles, nous ne pouvons dire assurément : je les ai vues. Elles sont passées trop vite, déjà disparues à l'instant où tremble sur la rétine leur filament incandescent. D'elles aussi, comme du bonheur, nous pouvons dire : elles sont la trace d'une lueur déjà morte. Etre heureux signifie d'abord se souvenir du bonheur. - Jean-Philippe Arrou-Vignod
On reconnaît surtout le bonheur après coup, comme un visage ami croisé dans la foule et vite disparu. Tout au plus peut-on dire : " J'étais heureux alors... En telle circonstance, à tel moment du temps... Avec tel être aimé... " J'étais heureux et je ne le savais pas. Parce qu'il n'y a pas de conscience du bonheur. D'appréhension claire et lucide de ce qu'il est. Il nous traverse par instants, déjouant notre vigilance, rebelle à la raison qui voudrait le capter, glissant dans notre ciel mental comme ces étoiles filantes trop brèves qui déchirent les nuits d'été.
D'elles, nous ne pouvons dire assurément : je les ai vues. Elles sont passées trop vite, déjà disparues à l'instant où tremble sur la rétine leur filament incandescent. D'elles aussi, comme du bonheur, nous pouvons dire : elles sont la trace d'une lueur déjà morte. Etre heureux signifie d'abord se souvenir du bonheur. - Jean-Philippe Arrou-Vignod
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