"Je ne suis pas un garçon comme les autres". C'est par cette première phrase d'Un adolescent d'autrefois que François Mauriac explique la véritable raison de son départ de Bordeaux et son installation à Paris, "Paris, que j'ai aimé comme seuls les provinciaux l'aiment et qui a tout donné de ce que lui demandait l'adolescent avide qui y débarqua un jour d'automne 1907..." Il reconnaissait néanmoins que "Paris est une solitude peuplée".
Paris lui a offert un début d'attention dans les salons aristocratiques et mondains, avant que Barrès ne le salue dans un article retentissant : "Vous êtes un grand poète que j'admire, un poète vrai, mesuré, tendre et profond." Après son mariage, il mène de front une carrière de journaliste vedette au Figaro et de romancier dont l'inspiration se nourrit de la conjugaison de sa province et de Paris.
L'Académie française l'accueille d'une "élection de maréchal", mais il y joue un rôle de rebelle face au clan de la droite conservatrice. Le prix Nobel de littérature, reçu en 1952, couronne sa carrière. Il devient alors une sorte d'augure à L'Express auquel chaque semaine il confie son célèbre Bloc-notes.
"Je ne suis pas un garçon comme les autres". C'est par cette première phrase d'Un adolescent d'autrefois que François Mauriac explique la véritable raison de son départ de Bordeaux et son installation à Paris, "Paris, que j'ai aimé comme seuls les provinciaux l'aiment et qui a tout donné de ce que lui demandait l'adolescent avide qui y débarqua un jour d'automne 1907..." Il reconnaissait néanmoins que "Paris est une solitude peuplée".
Paris lui a offert un début d'attention dans les salons aristocratiques et mondains, avant que Barrès ne le salue dans un article retentissant : "Vous êtes un grand poète que j'admire, un poète vrai, mesuré, tendre et profond." Après son mariage, il mène de front une carrière de journaliste vedette au Figaro et de romancier dont l'inspiration se nourrit de la conjugaison de sa province et de Paris.
L'Académie française l'accueille d'une "élection de maréchal", mais il y joue un rôle de rebelle face au clan de la droite conservatrice. Le prix Nobel de littérature, reçu en 1952, couronne sa carrière. Il devient alors une sorte d'augure à L'Express auquel chaque semaine il confie son célèbre Bloc-notes.