Retour





Les dernières notes et avis
Notes et avis 1 à 8 sur un total de 34
Discordance
Avis posté le 10/11/2012
Déçue!
Dur dur de rentrer dans le récit!
L'auteur a une manière d'écrire très particulière et assez déconcertante... qui ne m'a pas vraiment permis d'apprécier l'histoire, qui promettait pourtant d'être assez passionnante...
Les Steen vivent à Norbby. C'est une famille de cinq enfants, tous différents et très soudés.
Karin et Sofia sont très complices, Edwin est un solitaire taciturne, Emilia est éprise de liberté, quant à Otto, il est est plutôt discret.
Nous les suivons petit à petit dans leur vie, au fil des années. Une vie de bonheur puis très vite arrive la guerre et avec elle la désillusion.
Les cinq enfants grandissent et vivent des périodes troublent qui les mèneront vers l'âge adulte. Voilà...
Je n'ai pas spécialement aimé ce livre. L'écriture est trop hachée, trop digressive à mon goût, on en perd le fil!
Quant àl'intérêt de l'histoire je suis passée à côté semble-t-il...
Il faut dire que le rythme est très lent, et les réflexions parfois sans intérêt…
Le récit sert tantôt une critique sur le mariage, tantôt une critique sur la vie en générale à cette époque...
J’ai trouvé les thèmes vus et revus et me suis grandement ennuyée.
Dommage car ce roman semblait prometteur…

La vie rêvée d'Ernesto G.
Avis posté le 10/11/2012
A lire!
J'ai fait connaissance avec la plume de Jean-Michel Guenassia avec ce titre et j'ai été plus que charmée!
A travers ce roman, nous traversons les périodes troubles de l'Histoire, tout en suivant celle d'un homme au destin exceptionnel! Joseph Kaplan traverse le siècle et est au première loge de grands événements tels que la Guerre d'Espagne, la Seconde Guerre Mondiale ou la montée en puissance du communisme dans les pays de l'Est.
Homme au charme certain, il aime les femmes, le tango et la vie et j'ai pris beaucoup de plaisir à le suivre à travers Paris, Alger ou Prague, tout au long de sa carrière aux multiples facettes : chercheur, député, directeur d'un établissement de santé...
Ce roman nous fait parcourir tout le XX ème siècle en compagnie d'un homme au charme certain, qui aura à endurer beaucoup chagrin mais vivra aussi d'inestimables passions.
Quant au titre, j'ai réalisé presque à la fin du roman qu'il s'agissait de Che Guevara, et j'ai aimé avoir cette surprise! Comme quoi, ça a du bon de ne pas lire la quatrième de couverture!!
C'est un roman que je vous recommande chaudement!!

Le monde à l'endroit
Avis posté le 14/10/2012
- XXIe siècle
Pas convaincue
J'ai toujours entendu ou lu de très bonnes critiques sur les romans de Ron Rash, je m'attendais donc à être charmée par son dernier roman Le monde à l'endroit... et bien non!
Le début me paraissait pourtant prometteur : Travis est un adolescent paumé, rejeté par son père, qui tombe sur une plantation de pieds de cannabis alors qu'il allait pêcher.
Bien évidemment il se sert allègrement et réussit à revendre les pieds à Léonard, un ancien enseignant, vivant plus ou moins reclu chez lui avec Dena, une juene toxico.
Mais les Toomey, propriétaires des plants ne comptent pas se laisser faire et après plusieurs vols, ils attrapent Travis et lui font passer un mauvais quart d'heure!
Jusque là, j'étais emballée, mais c'est bien vite retombé...
Travis se met alors en tête de passer un examen lui permettant de continuer ses études et se fait aider de Leonard, qui décide lui aussi de suivre le droit chemin et d'arrêter de revendre de la drogue.
En révisant quelques grands chapitres de l'histoire locale il tombe sur un massacre perpétré pendant la guerre de sécession où une bonne partie de sa famille a été abattue.
Entre les chapitres s'insèrent les passages du journal d'un médecin de campagne de l'époque (1860), inscrivant ses journées, les patients soignés et les remèdes donnés.
Le lien s'établie à la fin du roman et laisse le lecteur un peu dérouté une bonne partie du récit.
Je ne sais quoi penser de ce roman ( et ma chronique en est la preuve, je ne sais même pas quoi en dire!).
Travis passe de longs moments à réfléchir sur le passé, l'incidence que celui-ci peut avoir sur notre construction personnelle...
La fin m'a semblé être un grand n'importe quoi, otage, courses poursuites sur fond de drogue et d'alcool......
Je suis passée à côté de ce roman, vraiment...
Je retenterai Ron Rash avec Les pieds au paradis

Les vaincus
Avis posté le 07/09/2012
- Passionnant
- XXe siècle
Une saga intéressante
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, même si je dois vous avouer que quelquefois j’étais découragée par l’épaisseur et le nombre de pages !!
Les vaincus est un roman très riche et le lecteur sera comblé d’apprendre autant de choses, tant au niveau historique (mais sans être assommé par des dates à n’en plus finir), qu’au niveau de la vie courante au moment de la dictature bolchévique.
Nous suivons tour à tour des aristocrates déchus, des ouvriers, des musiciens persécutés par le communisme d’après 1917. La pauvreté, la tristesse de porter un nom dont on est fier mais que l’on doit cacher, le départ dans les camps de travail, la recherche d’un travail pour survivre, la nostalgie d’un temps qui ne reviendra pas, sont les sentiments qui habitent les personnages de ce roman.
Tous sont très attachants. Le récit commence avec Iolotchka, qui porte la souffrance en elle de voir tant de gens de sa caste banni ou tué, Assia, la jeune femme pétillante, Sergueï l’oncle de celle-ci qui fait tout pour l’épargner et la protéger, jusqu’à ce qu’il soit appeler en camp de travail forcé et bien d’autres qui ont beaucoup de choses à nous apprendre et que l’on découvre avec beaucoup de plaisir tout au long de cette lecture.
Sur la couverture du roman il est indiqué que celui-ci est une saga. Et c’est vrai. Nous suivons sur plusieurs années, plusieurs personnages et leur famille. Ils se croiseront souvent et nous donneront à découvrir des scènes de vie de l’époque tout en abordant des sujets passionnants tels que la politique, la religion, l’art, l’amour dans un pays gouverné par des communistes radicaux.
Quelques passages m’ont paru bien longs, mais ce livre reste une très belle lecture. La traduction est agréable et les notes de bas de page sont très utiles, car au fil des pages, vous vous plairez à découvrir ce qu’est un zipoune ou qui était Andreï Kisselev.
Je vous recommande donc ce livre et vous conseille de ne pas vous laisser impressionner par son épaisseur, vous passeriez à côté d’une belle lecture.

Sex toy
Avis posté le 07/09/2012
- adolescence
- alcool
- Révoltant
- Choquant
- sexe
- pornographie
...
Attention, âmes sensibles, abstenez-vous !!
Ce roman est très dur. Nous suivons une adolescente perdue dans un monde qui ne la réconforte en rien. Ses parents sont des étrangers pour elle, elle sèche le lycée et passe sont temps avec ses amis à boire de l’alcool, beaucoup d’alcool. Son groupe de copains est obsédé par la pornographie et leurs mots et expressions sont très crus, à la limite du soutenable !
La seule chose qui relie cette ado au monde réel est sa sœur, qu’elle se doit de protéger du « Grand méchant loup », son père. Rapidement, le lecteur comprend que quelque chose se passe entre ces deux là, quelque chose de sous entendu ...
Seulement une question est posée : est-ce vrai ? Imagine-t-elle ce dont elle parle ?
Jean-Marie Gourio parle dans ce roman de cette jeunesse à la dérive, sans repère, qui se construit à travers l’abus d’alcool, de sexe et de nouvelles technologies de communication (sites pornographique et autres réseaux sociaux spécialisés dans le sexe). Ce roman est interpelant et met en avant un monde adolescent à la dérive, sans repère, sans limite face à un monde adulte démissionnaire…
J’ai eu beaucoup de mal à lire ce livre qui m’a vraiment mise très mal à l’aise.
Trop de pornographie pour moi…

Mother
Avis posté le 07/09/2012
- Inattendu
- XXe siècle
- Bouleversant
Une belle découverte
Mother est un livre dur et tendre à la fois.
Plongé au cœur d’une famille, le lecteur se retrouve face aux folies, aux doutes, aux peurs d’Andrée, chef de clan, qui dirige Robert et son fils tel un tyran, au gré de ses envies et de ses lubies.
Heureusement, le fils et Robert, le beau-père sont assez complices pour supporter ces situations parfois abracadabrantesques.
Le roman est découpé en plusieurs parties, dans lesquelles nous suivons les envies, les lubies, les folies d’Andrée et partageons la lassitude de Robert et l’impuissance du fils.
Que ce soit pour ses coups de folie, ses envies de rupture ou ses obsessions alimentaires, Andrée est une fanatique! Elle décide d’imposer le végétalisme à sa famille, puis fait partie d’une pseudo-secte et enfin se veut guérisseuse ! Certains passages sont oppressants d’autres vraiment hilarants! Nous rencontrons les amis d’Andrée, tous plus déjantés les uns que les autres : Christiane la danseuse de flamenco, Dominique le naturiste, Louis l’hémiplégique...
Ce roman est vraiment une réussite et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ce clan à trois, soudés malgré les difficultés à vivre avec les angoisses et lubies de cette femme tyrannique et castratrice, touchante par ailleurs.
Le récit se fait à la troisième personne et l’écriture est remarquable, tant au niveau du choix du vocabulaire, que par la syntaxe.
Un roman que je vous conseille !