Textus. De la tradition latine à l'esthétique du roman médiéval : "Le bel inconnu", "Amadas et Ydoine"

Par : Romaine Wolf-Bonvin
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 8 avril
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 16 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Nombre de pages380
  • FormatGrand Format
  • PrésentationRelié
  • Poids0.59 kg
  • Dimensions15,0 cm × 22,0 cm × 2,5 cm
  • ISBN2-85203-647-9
  • EAN9782852036475
  • Date de parution01/01/1998
  • CollectionNouvelle biblio du Moyen Age
  • ÉditeurHonoré Champion
  • PostfacierCharles Méla

Résumé

Etymologiquement, le texte résulte d'un tissage. Remonter aux origines du mot, c'est découvrir le secret de sa longévité. De Cicéron aux arts poétiques médiévaux, d'Ovide à Alain de Lille, d'Horace aux goliards, le textus où se croisent fils de chaîne et de trame est toujours union des contraires, concordia discors qu'il revient à chaque oeuvre de tramer en particulier afin d'habiller son sujet. A la fin du XIIe siècle, cette imagerie ou se recoupent champs littéraire et vestimentaire s'inscrit dans un vaste système de représentations édifié au fil du temps où se superposent les strates symboliques.
Le texte de l'homme - à la fois créé et créatif - se calque sur celui de Nature, qui elle-même reproduit l'ouvrage du Créateur, ce grand tisserand qui revêt l'esprit de matière. Ecrire, c'est donc garder la Genèse en point de mire. En détailler les merveilles. Et rappeler aussi l'exil de l'Eden. C'est ce dont témoignent la trame ornée des romans et le patchwork des fabliaux. Dans Le Bel Inconnu et Amadas et Ydoine, dans Constant du Hamel et La Vieille Truande, le signe vestimentaire devient emblème.
Ornements, couleurs, fourrures, hardes, dénudations ou parures se chargent de significations ambivalentes héritées de l'Antiquité latine, de la Bible et de l'exégèse. Mais alors que chez le théologien, le revêtement de la fable voile et révèle à la fois le divin, au poète médiéval de laisser entendre que si toujours le texte dérobe au regard, c'est là le gage de la fécondité littéraire.