Soldats et citoyens. Naissance du service militaire en France et en Prusse

Par : Thomas Hippler
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 26 mars
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 5 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages357
  • PrésentationBroché
  • Poids0.51 kg
  • Dimensions15,0 cm × 21,5 cm × 2,3 cm
  • ISBN2-13-053697-2
  • EAN9782130536970
  • Date de parution01/06/2006
  • Collectionpratiques théoriques
  • ÉditeurPUF
  • PréfacierEtienne Balibar

Résumé

Le service militaire obligatoire repose sur une contradiction. En tant que mode privilégié de la participation du citoyen aux affaires de la cité, il est à la fois élément et garant de sa liberté politique. En tant qu'institution disciplinaire, il le soumet à un système coercitif et l'isole de la société civile. La nationalisation de la force armée par la conscription introduit donc une tension irréductible entre citoyenneté et discipline, et pose concrètement le problème de la liberté politique.
Egalitaire dans son principe, le service militaire ne concerne pourtant que la frange masculine de la population, l'absence des femmes dans l'armée répondant à leur exclusion des droits civiques. L'universalité de l'obligation se trouve par ailleurs contrecarrée par les stratégies de certains groupes sociaux pour négocier des conditions favorables. Plutôt que d'opposer le modèle de conscription républicaine à la française au militarisme prussien, cet ouvrage s'attache à montrer comment la Prusse a répondu de manière dialectique à l'institution révolutionnaire de la violence de masse.
La Révolution française et la Réforme prussienne sont ainsi appréhendées comme deux moments d'un processus intrinsèquement transnational. Cet ouvrage entend mettre à l'épreuve de l'Histoire le problème politique tel que l'ont formulé Rousseau et Kant, en s'appuyant sur des sources officielles, des autobiographies, lettres, chansons, conçues comme des articulations subjectives de la modernité politique.