Quiconque voit sa vie passer en un rêve incendié brûle de montrer ses plaies et d'afficher ses épreuves. Ainsi le poète, sur son infini chemin de ronde qui le retient loin des sources qu'il invoque pourtant, débusque dans le labour du temps les effluves dont il s'enivra pour dire son périple. Il a chanté souvent pour couvrir l'assourdissant tumulte du monde et, tout aussi bien, pour se consoler d'avoir été à jamais banni de son enfance. Le poème qu'il brasse en gerbes de verbes et ordonne en strates biographiques témoigne du recours inlassable aux sortilèges originels ayant éclairé sa route jusqu'à l'aveuglement. Les images qui nourrirent l'imaginaire dès les lueurs de Noël et qui signèrent l'éblouissement d'un extravagant âge de raison tremblent dans les traces du chemineau. Elles demeureront, dans la musette de ce drôle de pèlerin pour toujours égaré, plutôt qu'un album bonimenteur l'atlas de ses errances.
Quiconque voit sa vie passer en un rêve incendié brûle de montrer ses plaies et d'afficher ses épreuves. Ainsi le poète, sur son infini chemin de ronde qui le retient loin des sources qu'il invoque pourtant, débusque dans le labour du temps les effluves dont il s'enivra pour dire son périple. Il a chanté souvent pour couvrir l'assourdissant tumulte du monde et, tout aussi bien, pour se consoler d'avoir été à jamais banni de son enfance. Le poème qu'il brasse en gerbes de verbes et ordonne en strates biographiques témoigne du recours inlassable aux sortilèges originels ayant éclairé sa route jusqu'à l'aveuglement. Les images qui nourrirent l'imaginaire dès les lueurs de Noël et qui signèrent l'éblouissement d'un extravagant âge de raison tremblent dans les traces du chemineau. Elles demeureront, dans la musette de ce drôle de pèlerin pour toujours égaré, plutôt qu'un album bonimenteur l'atlas de ses errances.