Né en 1978 à Lille, François-Xavier Gbré est un photographe franco-ivoirien qui vit travaille entre le Marais Poitevin en France et Abidjan. L'oeuvre photographique de cet artiste métis d'origine ivoirienne qui a grandi dans le nord de la France appréhende l'architecture, le paysage et l'urbanité dans la forme d'un témoignage documentaire qui évoque la photographie d'architecture de Lewis Baltz, Stephen Shore et Guy Tillim. Du Mali à Israël, de Lille à Rabat, François-Xavier Gbré photographie des architectures à l'abandon portant en elles les traces de l'histoire sociale et politique de leur pays. Ses photographies posent un regard distancié sur les bâtiments et la charge symbolique que leur confèrent l'Histoire et l'historicité. Elles s'intéressent au passé, à l'histoire sourde des lieux, révèle les invisibilités du quotidien et pétrifient des fragments du monde des fragments d'un monde en perpétuelle mutation. Dans une douce radicalité, il témoigne de l'entre-deux, de ces instants de basculement révélés avec force par l'architecture. Le travail de François-Xavier Gbré est présent dans entre autres dans les collec tions du Centre Pompidou (Paris), de la Tate Modern (Londres), du Smithsonian Institution (Washington), du Queensland Gallery of Modern Art (Brisbane), Philadelphia Museum of Art (Philadelphie), du Chazen Museum of Art – University of Wisconsin (Madisson), de la Walther Collection (Ulm), des Rencontres d'Arles (Arles), du le Fonds National d'Art Contemporain (Paris) et du Musée des Confluences (Lyon). En 2020, François-Xavier Gbré est lauréat du Prix Louis Roederer des Rencontres Internationales de la Photographie d'Arles. Baptiste Manet est un architecte spécialisé dans le domaine du patrimoine contemporain. Il est le co-fondateur et directeur, avec Yann Legouis, de l'agence Sapiens architectes. Il est également le co-fondateur de l'association Éditions Cosa Mentale et enseignant à l'École nationale d'architecture de Paris-Belleville (Paris). En 2022, Baptiste Manet a participé au programme résidentiel expérimental pour la recherche et l'étude de la pratique et de la pensée artistique, organisé par la RAW Académie de Dakar et l'Institut d'Art Contemporain de l'Université de Pennsylvanie (Philadelphie). Martial Manet est docteur en droit et diplômé en philosophie de l'École normale supérieure de Paris. Il a été Visiting Scholar à l'Institute for African Studies de Columbia University (New-York). Il enseigne à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne (Paris).
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- Nombre de pages104
- FormatGrand Format
- PrésentationRelié
- Poids0.68 kg
- Dimensions22,7 cm × 27,0 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-36511-458-5
- EAN9782365114585
- Date de parution16/10/2025
- ÉditeurXavier Barral
- AuteurClément Chéroux
- AuteurSandrine Colard
- Auteur Gauz
Résumé
Pendant plus d'un an, François-Xavier Gbré a parcouru les territoires traversés par la voie de chemin de fer, photographiant wagons, gares, ateliers de maintenance, mais également la diversité des paysages. Photographe ivoirien, François-Xavier Gbré développe une pratique artistique qui explore les territoires et revisite l'histoire. Son travail s'intéresse particulièrement au langage de l'architecture comme témoin de mémoire et des changements sociaux.
Dans le cadre du programme " Latitudes " dont il est lauréat, il a choisi d'embarquer à bord de la ligne de chemin de fer qui relie Abidjan au Niger. Construite dans l'ancienne Afrique occidentale française (AOF), la ligne autrefois dédiée au transport des matières premières ivoiriennes, burkinabés et nigériennes dans une démarche extractiviste, ainsi qu'aux transports de voyageurs reste aujourd'hui active mais est uniquement réservée aux marchandises.
Les petites gares, typiques de l'architecture moderniste coloniale, et certains tronçons ferroviaires sont désormais abandonnés : la nature luxuriante des régions traversées s'est peu à peu infiltrée, envahissant salles d'attente, hangars et ballasts vétustes... Pendant plus d'un an, François-Xavier Gbré a parcouru les territoires traversés par la voie de chemin de fer, photographiant wagons, gares, ateliers de maintenance, mais également la diversité des paysages.
Ses images sont chargées d'une certaine mélancolie : celle d'un regard porté sur le passage du temps sur la matière. En contrepoint aux photographies de paysages, baignés de lumière et d'où s'exhale l'humidité de la terre, répond un ensemble d'images de fragments de matière : surfaces pelées par le passage du temps ou rongées par la rouille... Peu à peu il se dégage des lieux une atmosphère surannée, la sensation d'un temps suspendu : le voyage auquel nous convie le photographe parle d'une histoire certes révolue mais dont les échos résonnent encore sur des territoires longtemps morcelés par la présence coloniale et dont l'empreinte de cette dernière perdure malgré les aléas de la nature et des hommes.
Dans le cadre du programme " Latitudes " dont il est lauréat, il a choisi d'embarquer à bord de la ligne de chemin de fer qui relie Abidjan au Niger. Construite dans l'ancienne Afrique occidentale française (AOF), la ligne autrefois dédiée au transport des matières premières ivoiriennes, burkinabés et nigériennes dans une démarche extractiviste, ainsi qu'aux transports de voyageurs reste aujourd'hui active mais est uniquement réservée aux marchandises.
Les petites gares, typiques de l'architecture moderniste coloniale, et certains tronçons ferroviaires sont désormais abandonnés : la nature luxuriante des régions traversées s'est peu à peu infiltrée, envahissant salles d'attente, hangars et ballasts vétustes... Pendant plus d'un an, François-Xavier Gbré a parcouru les territoires traversés par la voie de chemin de fer, photographiant wagons, gares, ateliers de maintenance, mais également la diversité des paysages.
Ses images sont chargées d'une certaine mélancolie : celle d'un regard porté sur le passage du temps sur la matière. En contrepoint aux photographies de paysages, baignés de lumière et d'où s'exhale l'humidité de la terre, répond un ensemble d'images de fragments de matière : surfaces pelées par le passage du temps ou rongées par la rouille... Peu à peu il se dégage des lieux une atmosphère surannée, la sensation d'un temps suspendu : le voyage auquel nous convie le photographe parle d'une histoire certes révolue mais dont les échos résonnent encore sur des territoires longtemps morcelés par la présence coloniale et dont l'empreinte de cette dernière perdure malgré les aléas de la nature et des hommes.



