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  • Nombre de pages212
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.185 kg
  • Dimensions11,0 cm × 18,0 cm × 1,6 cm
  • ISBN2-911581-01-6
  • EAN9782911581014
  • Date de parution20/01/1999
  • Collectionparallèles
  • ÉditeurIbolya Virag
  • TraducteurIbolya Viràg

Résumé

C'était la nouvelle lune - un jour de carnaval - et N. N., le héros anonyme de cette histoire, passait son temps au Loup Blanc, une auberge située en dehors de la ville. Nombreux sont ceux qui disent que l'ancien monde où les gens vivaient par plaisir est passé. En Hongrie, les cheminées ne fument plus avec la même sincérité, les coeurs sont las. Mais que nous importe la manière dont le monde se renouvelle - car c'est dans sa nature même -, il existera toujours des voyageurs pour manquer leur train.
Ces individus manques (dont N. N. fait partie) continuent à porter de vieux manteaux de fourrure rongés par les mites et des états d'âme quasiment ressuscites du tombeau. Avec le barbier, ils discutent chaque fois du même sujet et se font coiffer comme il y a trente ans. Ils ont gardé une certaine opinion des femmes, puisée dans les livres de monsieur Vörösmarty. L'amitié est un serment sacré, et le but de la vie, c'est le cimetière...
A quelque moment que vous les rencontriez, leur humeur est toujours semblable, ils tiennent toujours les mêmes propos. Ils portent longtemps le même chapeau. Sur leur cravate, l'épingle est éternelle. Leur montre ne s'arrête jamais, bien qu'ils l'aient d'ordinaire héritée de leur père. A peine si leur tête s'incline un peu plus vers le sol, à peine s'ils bâillent plus longuement. Ils ne s'étonnent ni de l'hiver ni de l'été.
Les soirs bleus avec leurs jardins enneigés, leurs vieux arbres immobiles, leurs nids d'oiseaux qui se cachent dans les branches, leurs ombres à la nouvelle lune, leur savant mutisme, ne dérangent pas plus leur bonne humeur ou leur tristesse que le clair de lune et le sortilège des nuits d'été. Êtres chers, heureux et silencieux, qui apprennent, impassibles, le bruit des haches des bûcherons qui résonne au loin dans la forêt, la mort d'un ami ou d'une connaissance.
Puis, dans leur grisaille de glace - vers la fin de la vie -, ils restent assis dans un silence tel qu'on les croirait en train de dissimuler leur existence à la mort. Ce sont des gens ordinaires. Oh ! combien de fois les ai-je observés ! À quoi peuvent-ils bien penser ? Parce qu'au temps des anciens marchés de Pest elle était le repaire des forains et des brigands de grand chemin, N. N., déjà bien avancé en âge, fréquentait l'auberge à l'enseigne du Loup Blanc dans les faubourgs.
Il s'en était raconté des vies de voyageur dans cette buvette malpropre et obscure. N. N. aimait la variété : il portait ses deux chapeaux à tour de rôle. Après avoir fait plus ample connaissance, il m'a confié diverses choses sur sa vie que j'ai notées. Si d'aventure il existait quelqu'un pour s'intéresser à la jeunesse de cet individu ordinaire.

L'éditeur en parle

Arrivé à l'âge mûr, après avoir connu la célébrité à Budapest, N.N., "héros anonyme", décide de retourner dans sa région natale, le pays des bouleaux, en Hongrie orientale. Descriptions inimitables des paysages, couleurs et parfums de la campagne hongroise, histoire d'un hors-la-loi fantasque et scènes de la vie des habitants foisonnent tout au long du récit à la fin duquel il retrouve la femme qu'il avait aimée et leur fils qu'il ne connaissait pas.
Chez Krúdy ce n'est jamais l'histoire qui compte mais "l'ensemble", ses métaphores, ses ambiances mélancoliques et oniriques et la musique enchanteresse de sa prose qui évoque celle du violoncelle. Des Tziganes qui se faufilent dans l'ombre, des amours furtives à peine esquissées, une auberge sous la neige avec sa véranda multicolore... L'écrivain virevolte sans cesse entre le réel et la fable. Récit autobiographique au charme puissant, N.N.
est le livre par lequel on a découvert Krúdy en France en 1985.
Enfant naturel d’un avocat issu de la petite noblesse et d’une servante – à cause des préjugés de l’époque, ses parents n’ont pu se marier qu’après leur septième enfant -, Gyula Krúdy (1878-1933) est né à Nyíregyháza. À Budapest, il a suscité par son apparence seule une foison de légendes : celle du « Prince de la Nuit », du joueur, du séducteur… Il a écrit néanmoins plus de quatre-vingt-six romans et des milliers de nouvelles. À l’encre mauve, seize pages chaque jour, qu’il ne corrigeait jamais. Krúdy a collaboré à la plupart des grands journaux et revues de son époque dont le Nyugat dont il a été l’un des principaux collaborateurs. Considéré comme l’un des plus grands écrivains hongrois, il a été l'écrivain favori de Sándor Ferenczi et de Sándor Márai qui relisait N. N. tout au long de sa vie. Plus récemment, Imre Kertész, le Prix Nobel hongrois, lui a consacré de magnifiques pages.
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