Le Règne de la critique. L'imaginaire culturel des Mémoires secrets

Par : Christophe Cave
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  • Nombre de pages448
  • FormatGrand Format
  • PrésentationRelié
  • Poids0.715 kg
  • Dimensions15,5 cm × 23,5 cm × 3,0 cm
  • ISBN978-2-7453-1990-6
  • EAN9782745319906
  • Date de parution01/09/2010
  • CollectionLes dix-huitièmes siècles
  • ÉditeurHonoré Champion

Résumé

On connaît en général les Mémoires secrets dits (à tort) " de Bachaumont " comme une source d'informations sur la vie culturelle de la seconde moitié du XVIIIe siècle utile aux historiens, aux spécialistes de la littérature, du théâtre, de l'opéra ou de la musique, de l'esthétique. Ces 36 volumes, publiés de 1777 à 1786, ont proposé sous forme de chronique rétrospective un vaste panorama critique de la République des Lettres en France (de 1762 à 1787).
Une de leurs particularités, qui les distingue des autres périodiques littéraires, est d'une part de couvrir un champ culturel plus vaste (théâtres de société, pamphlets religieux et manuscrits clandestins, textes matérialistes), et d'autre part de fournir une information événementielle élargie de plus en plus spécifiquement politique. Une équipe internationale de chercheurs réunis autour de l'UMR LIRE (Littérature, Idéologies, Représentations - CNRS N° 5611) à l'Université Stendhal Grenoble 3 a entrepris (sous la direction de Christophe Cave et Suzanne Cornand) l'édition critique de ce texte, qui paraît dans la collection "Les dix-huitièmes siècles " des Editions Champion.
Mais les Mémoires secrets sont moins à lire comme un répertoire d'informations que comme un texte qui construit l'information, invitant à s'interroger sur les discours et les logiques événementielles qui y organisent l'espace culturel des Lumières. L'objet du présent volume est de montrer ce par quoi ils se singularisent : leur vis critica est à la fois une force critique qui peut sembler animer les moindres nouvelles, une appartenance manifeste à l' " esprit critique " des Lumières dont les conséquences sont aussi politiques, et un sens du débat qui sans être totalement nouveau est déjà en prise avec la constitution des opinions publiques et de la "médiasphère ".
Loin de ne concerner que les spécialistes du discours de presse, ils invitent à une réflexion sur ce qui pouvait intéresser un public de lecteurs durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle