Le désir du bien. Refonder l’action morale et politique en repensant la finalité

Par : Renaud de Sainte Marie
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  • Nombre de pages656
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.66 kg
  • Dimensions14,1 cm × 20,1 cm × 3,2 cm
  • ISBN978-2-7403-2327-4
  • EAN9782740323274
  • Date de parution23/06/2021
  • CollectionQuestions disputées
  • ÉditeurPierre Téqui (Editions)
  • PréfacierMichel Bastit

Résumé

Comment articuler la théorie et la pratique, unifier la morale et la politique ? Comment agir bien et atteindre le bonheur ? C'est l'enjeu de cet ouvrage qui nous permet de revisiter les grands courants de la philosophie pratique et nous propose une solution qui dépasse les conflits d'école en évitant les illusions de l'utopie. Boèce dialoguant imaginairement avec la Philosophie écrivait : "Comment peut-il se faire qu'en connaissant le principe des choses, tu en ignores la fin ? " Cette centralité du thème de la finalité en morale avait aussi été observée par Aristote.
Elle évoque désormais par trop les écrits de Kant, la morale de l'obligation, ou encore les nécessités du déterminisme, pensées qui ont pris depuis des siècles l'ascendant sur l'intuition plus réaliste d'Aristote, engendrant des oppositions stériles entre idéalisme, légalisme, particularisme casuistique, relativisme et refus des normes, refus qui anime les théories du Care en vogue en ce début de siècle.
Pour sortir de ces impasses, l'auteur approfondit le rapport de la volonté au bien entendu comme achèvement et scrute le processus de l'acte humain. Il retrouve ainsi le rôle unifiant de la finalité. La compréhension de la volonté comme désir lui permet en outre de repenser la relation de l'individu à la cité et la continuité entre ses tendances natives et la vie politique, qui seule, paradoxalement, peut lui garantir la liberté.

L'éditeur en parle

Boèce dialoguant imaginairement avec la Philosophie lui faisait dire : " Comment peut-il se faire qu'en connaissant le principe des choses, tu en ignores la fin ? " Cette interrogation s'adresse aux hommes de toutes les époques et de tous les lieux. La pensée de la finalité en morale, autrement appelée téléologie, évoque trop fréquemment les écrits de Kant, la morale de l'obligation ou encore les nécessités du déterminisme.
On peut cependant prétendre sortir de ce préjugé pourvu qu'on veuille comprendre ce que sont la volonté et son objet, le bien, entendu comme perfection ou achèvement. Cette idée de départ s'oppose à toute la tradition de la pensée déontologique, la morale de l'obligation, qui a pris depuis des siècles l'ascendant sur l'intuition d'Aristote. Et c'est cette intuition qu'il convient d'explorer à nouveau.
Depuis des décennies, la philosophie analytique réfléchit sur les bases de la philosophie morale. Certains travaux ont permis de remettre en valeur la pertinence de la morale de la fin, en particulier dans la compréhension de l'acte humain. En outre, un point de vue résolument orienté vers la compréhension de la volonté comme désir permet de repenser la relation de l'individu à la cité et la continuité entre ses tendances natives et la vie politique.