Formats :
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 26 mars
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 7 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages60
  • FormatPoche
  • PrésentationBroché
  • Poids0.052 kg
  • Dimensions9,0 cm × 15,5 cm × 0,5 cm
  • ISBN978-2-37941-194-6
  • EAN9782379411946
  • Date de parution03/06/2022
  • CollectionL'ivre de caisse
  • ÉditeurArbre Vengeur
  • PréfacierDenis Lavant

Résumé

Adolphe Marlaud habite, rue Froidevaux, un appartement avec vue sur le cimetière, une de ces rues où " on meurt lentement, à petit feu, à petits pas, de chagrin et d'ennui." N'ayant réussi à n'être ni fantôme, ni homme invisible, cet étrange voyageur d'hiver s'est fixé une ligne de conduite : "vivre le moins possible pour souffrir le moins possible. " C'est sans compter sur Madame C., sa concierge, qui guette amoureusement son passage du haut de ses deux mètres pour le contraindre à des actes qu'une quatrième de couverture doit taire.

Avis libraires
Commentaires laissés par les libraires

2 Coups de cœur
de nos libraires
avatar utilisateur
FlorianVigneronFuret du Nord Lille
5/5
“ INDISPENSABLE ++++++++++ ”
Il est des livres qui nous accompagnent et desquels on fait des oreillers ou des nids pour venir y rire, y pleurer et y retrouver une musique tellement profonde qu’elle semble faire partie de nous-même. La grande vie est pour moi de ceux-là. Jean-Pierre Martinet est un météore triste. Mort à 49 ans, affaibli par la vie et de multiples échecs, il laisse derrière lui une œuvre de quelques livres, des cailloux de Petit Poucet pour des générations à venir. Comme avec Beckett, sa première lecture m’a laissé sur le cul, ne sachant si je devais rire ou m’inscrire à l’Agence générale du suicide de Jacques Rigaut. Adolphe Marlaud possède déjà un nom aussi éloigné du glamour qu’un plat de navets refroidis, la vie ne l’a pas gâté ou seulement dans le sens premier du terme. Ses deux parents sont morts, sa mère gazée à Auschwitz et son père, un enfoiré de première, repose à quelques mètres de chez lui, au Père-Lachaise. Il observe sa tombe de chez lui, rue Froidevaux (…) et se donne pour mission de la surveiller, ce qui, accessoirement, lui donne l’occasion d’acheter une carabine pour dégommer les animaux à qui viendrait l’idée de souiller la noble sépulture. Son quotidien est une source inépuisable pour qui voudrait rédiger de nouvelles définitions des mots « morne » ou « déprimant ». Employé dans un magazin d’articles funéraires, traité comme un chien par son patron, sa non-vie sexuelle est soudain est soudain bouleversée par l’intrusion d’une énorme concierge de 2 mètres obsédée par Luis Mariano qui le choisit comme objet sexuel, lui si frêle et peu ragoûtant. « Généralement on me comparait à un cloporte ou à une punaise, ce qui me flattait plutôt car j’ai toujours adoré ces petits insectes. Quand je me regardais dans la glace, le matin, je ne donnais pas entièrement tort à mes détractrices. Cette tête d’avorton maussade, presque toujours ensommeillé, ce teint jaunâtre, comme si j’avais passé la nuit dans un seau hygiéniqe, cette taille ridicule qui m’obligeait à porter des talons très hauts pour ne pas ressembler à un des nains de Blanche-Neige, je me sentais parfois si laid, si misérable, que je détournais les yeux lorsque j’apercevais mon reflet dans une vitrine. Madame C. était encore trop bien pour moi. Je ne la méritais pas.» Ses soirées sont faites de lectures (Bossuet, Rimbaud, Nabokov, Léo Malet ou Svevo) et ses journées de rêveries sur sa clientèle féminine ; toutes ces femmes en deuil portent-elles des sous-vêtements noirs ? Elles le captivent d’autant plus que la grosse Madame C. lui donne un aperçu de l’enfer sensuel : « J’étais condamné à plonger sans maugréer dans les ténèbres rougeoyantes. Je comprenais la terreur des habitants de Pompéï lorsque la lave du Vésuve avait déferlé sur eux. » Comment donc sortir de tout ce gris de cimetière, de cette solitude poisseuse et de ce désespoir sans fond ? Par le rire, par un humour qui transcende la noirceur, qui la sublime, un rire jaune, sans drame, sans pathos, car « il n’y a pas de drame, chez nous, messieurs, ni de tragédie, il n’y a que du burlesque et de l’obscénité ». Parmi les « seconds couteaux » de la littérature, les oubliés, les Emmanuel Bove, les Henri Calet et les Maurice Raphaël, Jean-Pierre Martinet fait figure de pierre angulaire. Maintenant, à vous la Grande Vie.
avatar utilisateur
.Furet du Nord Lille
4/5
“ LA GRANDE VIE ”
Martinet est une espèce de Dostoïevski Français maudit (de son vivant du moins) à l'humour noir anthracite et dont les personnages transpirent une poisse existentielle si lourde qu'ils ont de la peine à bouger. Adolphe Marlaud est l'un d'entre eux, regardez le "vivre"... CULTE !
La grande vie
4.5/5
Jean-Pierre Martinet
Poche
9,00 €
La Somnolence
5/5
Jean-Pierre Martinet
Grand Format
19,00 €
Nuits bleues calmes bières
6,00 €
Capharnaüm N° 1, Eté 2010
Capharnaüm N° 1, Eté 2010
Raymond Guérin, Eugène Dabit, Jean-Pierre Martinet, Georges Hyvernaud
Grand Format
13,00 €
Hors champ
Hors champ
Marie-Hélène Lafon
Grand Format
19,90 €
La vie entière
La vie entière
Timothée de Fombelle
Poche
10,00 €
Fauves
Fauves
Mélissa Da Costa
Grand Format
23,90 €
Protocoles
Protocoles
Constance Debré
Grand Format
19,00 €