Journal intime inédit. Tome 4, 1844-1848

Par : Charles de Montalembert
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  • Nombre de pages704
  • PrésentationRelié
  • Poids0.96 kg
  • Dimensions15,0 cm × 22,0 cm × 0,4 cm
  • ISBN2-7453-1184-0
  • EAN9782745311849
  • Date de parution01/01/2004
  • CollectionBibliothèque correspondances
  • ÉditeurHonoré Champion

Résumé

En mars 1844, Montalembert rentre de Madère, où il séjournait pour y rétablir la santé de sa femme, et se jette dans la mêlée parlementaire. A la Chambre des Pairs, il met son éloquence au service de l`Eglise et de la liberté. Il participe avec éclat aux grandes luttes qui marquent la fin de la Monarchie de Juillet : querelle de l`enseignement - " les fils des croisés contre les fils de Voltaire " -, dispersion des Jésuites, défense de la cause polonaise lors des massacres de Gallicie et de l`incorporation de Cracovie, affaire suisse du Sonderbund.
Il prononce " l`oraison funèbre " de la session de 1847, - qui est aussi celle d`un régime. Témoin lucide et désenchanté de l`avènement des nouveaux " Barbares ", il assiste, dans Paris même, aux journées de Février et de Juin 1848, tandis qu`une atmosphère de jacquerie sévit autour de son château de la Roche-en-Brenil. Indépendant de tout pouvoir (il a refusé la Légion d`Honneur), il n`en est pas moins courtisé, ou toléré, par le Prince-Président qui lui doit trois millions de voix.
Sa défense des nations opprimées (l`Irlande, la Pologne, les cantons catholiques de Suisse) lui confère une stature européenne. Et la parole de cet homme, si jeune encore - il n`a pas encore quarante ans -, si isolé parmi les siens, ces catholiques qu`il ne parvient pas vraiment à rallier, semble effrayer les cabinets étrangers : le Prince de Metternich et la Cour de Russie lui adressent des démentis par presse interposée ; Lord Palmerston le refuse à l`Ambassade de Londres pour quelques phrases accusatrices dans un discours.
Le Vatican aussi l`observe : sa fidélité ne fait aucun doute, mais les jugements qu`en lui-même il porte sur les actes politiques de la papauté sont sans appel.