Contemporain d'Edward Whymper, ami de Leslie Stephen et de James Eccles dont il a épousé la sœur, le peintre Gabriel Loppé a vécu l'âge d'or de l'alpinisme, celui de la conquête des sommets à la fin du XIXe siècle.
Envoûté par le monde quasi surnaturel de l'altitude, de la glace et du granit, en alpiniste aguerri, il a emporté son chevalet sur les sommets, là où personne n'avait imaginé peindre ni dessiner. Paysagiste de la haute montagne, il se plaît à représenter une nature grandiose : les glaciers torturés, les couchers de soleil qui embrasent les cimes et abandonnent la vallée dans les ténèbres, les horizons hérissés d'aiguilles, l'écume des torrents... Peintre figuratif, il nous entraîne toutefois vers le rêve, la poésie. Ses œuvres ont conservé une originalité qui impressionne le spectateur d'aujourd'hui : toiles gigantesques, panoramas spectaculaires, cadrages serrés sur des crevasses béantes, transparences glaciales et flamboiements... Loppé installa sa famille et son atelier à Chamonix. Sa clientèle était notamment celle de riches Anglais fascinés par les Alpes. Londres accueillit plusieurs de ses expositions, mais il exposa également pendant plus d'une décennie au prestigieux Salon officiel à Paris, ainsi qu'au Salon des Artistes français. Gabriel Loppé fut aussi un photographe de talent. Certains de ses clichés sont passés à la postérité, comme sa tour Eiffel en construction frappée par un éclair, présentée au musée d'Orsay. Ses enfants et petits-enfants, qu'il incita à courir la montagne dès leur plus jeune âge, lui ont souvent servi de modèles. Leur bonheur envahissant l'image est en quelque sorte la signature de Loppé photographe. Cette biographie de Gabriel Loppé et le catalogue de son œuvre, réalisés par Marie-Noël Borgeaud, ramèneront dans la lumière un artiste que la montagne a " inventé ", tout comme lui-même la réinventait de tableau en tableau.
Contemporain d'Edward Whymper, ami de Leslie Stephen et de James Eccles dont il a épousé la sœur, le peintre Gabriel Loppé a vécu l'âge d'or de l'alpinisme, celui de la conquête des sommets à la fin du XIXe siècle.
Envoûté par le monde quasi surnaturel de l'altitude, de la glace et du granit, en alpiniste aguerri, il a emporté son chevalet sur les sommets, là où personne n'avait imaginé peindre ni dessiner. Paysagiste de la haute montagne, il se plaît à représenter une nature grandiose : les glaciers torturés, les couchers de soleil qui embrasent les cimes et abandonnent la vallée dans les ténèbres, les horizons hérissés d'aiguilles, l'écume des torrents... Peintre figuratif, il nous entraîne toutefois vers le rêve, la poésie. Ses œuvres ont conservé une originalité qui impressionne le spectateur d'aujourd'hui : toiles gigantesques, panoramas spectaculaires, cadrages serrés sur des crevasses béantes, transparences glaciales et flamboiements... Loppé installa sa famille et son atelier à Chamonix. Sa clientèle était notamment celle de riches Anglais fascinés par les Alpes. Londres accueillit plusieurs de ses expositions, mais il exposa également pendant plus d'une décennie au prestigieux Salon officiel à Paris, ainsi qu'au Salon des Artistes français. Gabriel Loppé fut aussi un photographe de talent. Certains de ses clichés sont passés à la postérité, comme sa tour Eiffel en construction frappée par un éclair, présentée au musée d'Orsay. Ses enfants et petits-enfants, qu'il incita à courir la montagne dès leur plus jeune âge, lui ont souvent servi de modèles. Leur bonheur envahissant l'image est en quelque sorte la signature de Loppé photographe. Cette biographie de Gabriel Loppé et le catalogue de son œuvre, réalisés par Marie-Noël Borgeaud, ramèneront dans la lumière un artiste que la montagne a " inventé ", tout comme lui-même la réinventait de tableau en tableau.