Aimez l'architecture

Par : Gio Ponti
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  • Nombre de pages400
  • FormatPoche
  • PrésentationBroché
  • Poids0.642 kg
  • Dimensions13,8 cm × 18,4 cm × 3,6 cm
  • ISBN979-10-97497-74-3
  • EAN9791097497743
  • Date de parution12/09/2025
  • CollectionChoses humaines
  • ÉditeurConférence
  • TraducteurChristophe Carraud

Résumé

Joseph Rykwert ne s'y était pas trompé, lorsqu'il écrivit des pages en mémoire de son ami Gio Ponti (1891-1979), marquant sa profonde différence avec les architectes de son temps : "Il est difficile de trouver une photo des grands modernistes - Le Corbusier, Gropius, Mies - en train de rire ou même de sourire. La plupart du temps, ils ont l'air austères, propres sur eux, "autoritaires". Ce n'est pas le cas de Ponti - ébouriffé par le vent sur la photo la plus connue de lui, prise à la fin de sa vie, mais que l'on voit souvent en train de jouer avec un des objets qu'il a conçus.
Son humour semble avoir débordé dans son travail comme dans ses nombreuses lettres, chaque jour ou presque - ce même humour qui envahissait toutes ses activités -, au point qu'en lui parlant, on avait l'impression que son dernier projet portait sur la chose la plus amusante qu'on puisse imaginer". On l'aura compris : Aimez l'architecture est un texte hors du commun... Gio Ponti, à la fois architecte, designer, céramiste, directeur de revue, le publia au sommet de sa carrière, en 1957.
Dès son titre, c'est bien d'un engagement qu'il s'agit, mais qui laisse au lecteur - effet sans doute de la foi de Ponti, tout ensemble foi en l'architecture et foi religieuse - le soin de se prononcer lui-même en faveur de l'adoption ou non des propositions qui lui sont faites. Car Aimez l'architecture n'est pas un traité, ni un discours monolithique cherchant à provoquer, à dominer l'adhésion. C'est un texte au sens propre du terme, c'est-à-dire un tissu, une collection d'idées reflétant celles qui se sont accumulées au fil du temps chez l'auteur.
Un livre fait "comme on peint" , avec de multiples retouches, de nombreux repentirs, et qui pourtant, à la fin, compose un tableau. La chose n'est pas fréquente, en un siècle où ont plutôt prévalu les manifestes, ou les déclarations impérieuses. "Il existe" , écrit Ponti, "outre la logique directe et glorieuse de la pensée, outre la logique de la logique, a priori, qui conduit à un résultat irréprochable, logique, par un processus logique, il existe aussi une logique anecdotique, illogique, qui suit des itinéraires éprouvants, et procède par constatations a posteriori, par rattrapages ? : empirique.
Elle nous conduit, à travers le métier, sur des chemins de traverse et aussi d'imagination, vers des objectifs dont nous finissons par reconnaître la substance logique". C'est bien à ce parcours aussi sérieux que drôle et parfois étrange que Ponti nous convie, d'un chapitre à l'autre, d'une page à l'autre, et presque d'une phrase à l'autre. Ponti avait été particulièrement marqué par la définition que Persico proposait de l'architecture, ou plutôt qu'il suggérait à la fin d'un article célèbre de 1934, citant en réalité un passage de la Lettre aux Hébreux : "La substance des choses qu'on espère".
C'est en cette substance, travaillée d'idéaux toujours à remettre concrètement sur le métier, que, pour Ponti, l'architecture consiste.